BP déçoit fortement sur ses trimestriels

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Malgré un environnement favorable, BP ne parvient pas à convaincre. Le groupe britannique a annoncé pour le quatrième trimestre de 2003 un bénéfice net pro forma en hausse de seulement 1% sur un an à 2,67 milliards de dollars. Le consensus des analystes calculé par Reuters s'attendait à un chiffre nettement supérieur de 3,01 milliards de dollars. Ce résultat est d'autant plus décevant que le groupe admet lui-même que "l'environnement du dernier trimestre de 2003 était plus favorable qu'il y a un an". En effet, le prix moyen du baril de Brent a progressé de 10% tandis que le prix du gaz a grimpé de 15%. Ces hausses ont permis au chiffre d'affaires de BP de grimper sur un an de 19% à 59,66 milliards de dollars au cours des trois derniers mois de l'année. Mais ces bons résultats commerciaux ont été contrebalancés par un montant élevé de charges exceptionnelles (543 millions de dollars) et par des dépréciations d'actifs encore importantes (637 millions de dollars). De même, si le groupe britannique a intégré dans ses comptes pour la première fois les résultats de sa joint-venture russe BP-TNK, ces derniers ont été éclipsés par une série de désinvestissements. Pourtant, tout n'est pas noir pour le premier pétrolier européen. L'année 2003 aura été in fine une année record avec un bénéfice net pro forma de 12,38 milliards de dollars (+42% sur un an) pour un chiffre d'affaires de 236 milliards de dollars (+31%). En ce qui concerne les perspectives, BP a indiqué que sa capacité de production devrait progresser de 10% cette année. Ses réserves, en incluant BP-TNK s'élèvent actuellement à 158% de sa production annuelle.De plus, comme le note Fred Leuffer, analyste chez Bear Stearns, "BP conserve une position financière forte". Et pour le prouver, le groupe a annoncé qu'il lance un programme de rachats d'actions pour le premier trimestre de 2004. Le dividende a par ailleurs été relevé de 8,3% sur un an. Malgré tout, les investisseurs sont fortement déçus par ces résultats. D'autant que les comptes de Shell la semaine dernière avaient déjà inquiété. Le titre a donc chuté mardi de 2,81% à Londres.

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