Virgin se lancera d'ici août dans la bataille de la musique en ligne

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On l'attendait début 2004. Finalement le service de téléchargement de musique en ligne de Virgin devrait être lancé d'ici à la fin août, a annoncé Virgin Digital, la filiale de Virgin qui prendra en charge ce service. Développé en collaboration avec le site MusicNet (qui compte notamment EMI dans son actionnariat), il devrait à terme fonctionner sur les téléphones mobiles et bien entendu sur les baladeurs numériques.Virgin va donc venir se frotter à un marché certes alléchant mais déjà bien encombré. Toutefois, Zack Zalon, le président de Virgin Digital, ne semble pas redouter d'arriver avec quelques mois de retard sur un segment où ont déjà pris place les offres d'iTunes (Apple) ou encore de Napster. "Nous pensons que si nous choisissons bien notre rythme, ce sont les seconds entrants qui gagneront", a-t-il affirmé.Pour se démarquer, il mise sur deux atouts. En premier lieu, le prix devrait être avantageux pour le consommateur, qui doit généralement débourser 99 cents pour un titre à l'heure actuelle. "Nous ne donnons pas d'information mais il [le tarif] sera hypercompétitif", a prévu Zack Zalon.Par ailleurs, Virgin Digital compte sur les échanges réalisés avec les magasins Virgin Megastore. Aujourd'hui, plus de 100 millions de clients se rendent chaque année chez les disquaires du groupe. Ce qui bien évidemment peut donner de précieuses indications sur l'évolution du marché et les attentes des consommateurs.Reste qu'au delà des considérations commerciales et stratégiques, Virgin Digital n'a pas plus que ses concurrents levé le voile sur le modèle économique adopté, en particulier sur les droits à reverser aux éditeurs de musique. Jusqu'ici, seul Apple a donné de vagues indications. "Nous ne gagnons pas d'argent avec le Music Store, mais nous sommes rentables avec l'iPod [le lecteur portable de fichiers mp3 commercialisé par Apple]", confiait en novembre dernier à La Tribune Pascal Chagni, vice-président Europe d'Apple. Il paraît donc encore difficile de rentabiliser la vente de musique en ligne. Ce qui peut laisser craindre, comme à la grande époque des dotcoms, que tous les acteurs ne survivront pas.

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