La perte nette de Penauille creusée par des charges exceptionnelles

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Le groupe de nettoyage et services aéroportuaires Penauille Polyservices a vu sa perte nette consolidée se creuser l'an dernier à 26,5 millions d'euros, après une perte de 17,4 millions d'euros en 2002. Ce résultat, "conforme aux prévisions", est lié "à l'ampleur des restructurations" qui ont été menées au premier semestre de l'année dernière, selon la direction. Cette dernière avait prévenu que la perte nette 2003 pourrait être supérieure d'un ou deux millions d'euros à celle de 25,6 millions d'euros enregistrée au 30 juin dernier.Le chiffre d'affaires de Penauille, publié en janvier, a reculé de 2,9% sur la période, à 1,517 milliard d'euros, "reflétant la baisse du dollar américain et de la livre sterling ainsi qu'un certain nombre de désengagements géographiques". Un excédent brut d'exploitation (EBE) de 75,3 millions d'euros, en progression de 4,1% par rapport à 2002 et représentant 5,01% du chiffre d'affaires a néanmoins été enregistré."Pour les services aéroportuaires, l'amélioration constatée au premier semestre se poursuit au second, l'EBE progresse de 470% à 5,26% du chiffre d'affaires. Dans le pôle services aux entreprises, la progression est de 5,9% à 6,06%", souligne la société.Les derniers mois se sont révélés assez agités pour Penauille. Son endettement a explosé suite au rachat en juillet 2002 de Globeground, une ancienne filiale de Lufthansa, qui lui avait permis de se positionner comme un leader mondial des services aéroportuaires. Son plan de refinancement, difficilement mis en place, avait tout d'abord été refusé le 14 octobre 2003 par l'une des sept banques engagées dans le groupe. Le cours de l'action avait alors été suspendu pendant trois semaines, date de l'accord final.Le plan de refinancement porte sur un montant total de 360 millions d'euros. Ces crédits seront financés à hauteur de 200 millions d'euros par des crédits bancaires à moyen terme remboursables sur 7 ans et à hauteur de 160 millions d'euros par l'émission le 1er mars d'obligations à bons de souscription d'actions remboursables (Obsar), avec une échéance au 1er janvier 2011.En clôture à Paris, l'action Penauille termine sur une hausse de 5,58% à 10,40 euros.

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