Menaces de grève après les propositions salariales à la SNCF

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La volonté de la SNCF de relancer les négociations salariales au sein de l'entreprise risque de tourner au cauchemar... pour les usagers. Mardi matin, à l'issue d'une "table ronde sur les salaires", la direction a proposé de procéder à deux augmentations générales des salaires de 0,5% chacune. La première augmentation est effective au 1er janvier, la seconde devant intervenir le 1er octobre. Par ailleurs, la direction a proposé le relèvement de 1,37% de la valeur de référence mensuelle au 1er janvier, qui correspond au salaire minimum interne à l'entreprise ferroviaire nationale. Cette mesure devrait toucher 2.100 salariés. Pour la direction de la SNCF, ces propositions illustrent une "volonté de restaurer le dialogue social dans l'entreprise". Le DRH de la société publique, Pierre Izard, a ainsi insisté sur "l'engagement ferme de procéder à deux augmentations générales" et sur le fait que la direction ne liait pas le problème des salaires à la situation économique de l'entreprise. Pierre Izard a particulièrement souligné l'effort sur les bas salaires. "En janvier 2004, le salaire brut annuel le plus bas à la SNCF est de 12% supérieur au Smic brut qui s'impose à tous", a-t-il indiqué. Enfin, la direction indique que son objectif est de parvenir à un accord salarial signé par les syndicats au deuxième trimestre 2004. Mais le chemin semble encore bien long. Car pour les syndicats, le compte n'y est pas. La CGT, majoritaire à la SNCF, a estimé que la proposition de la direction était "très nettement insuffisante". La centrale insiste sur le fait que 2003 a été "une année blanche pour les salaires" et que l'inflation devrait atteindre "3 à 4%" sur les deux années 2003 et 2004. Du coup, la CGT compte mobiliser les salariés "dès cet après-midi" pour appeler à la grève le 21 janvier. Le mouvement devrait être assez suivi puisque le deuxième syndicat de l'entreprise, les "autonomes" de la Fgaac, a également fait part de sa déception et maintient son appel à la grève pour le 21 janvier. En toute logique, Sud-Rail et FO-Cheminots devraient également suivre le mot d'ordre d'arrêt de travail puisque les deux syndicats réclamaient une hausse générale des salaires de 4,4% en 2004.Du côté des non-grévistes, on notera les positions assez similaires de la CFE-CGC et de la CFTC-Cheminots qui, tout en déclarant que les propositions de la direction sont "insuffisantes", ne se joignent pas au mouvement du 21 janvier. "Nous préférons attendre le budget 2004 et nous ne voulons pas mettre l'entreprise en difficulté par une nouvelle grève", a ainsi déclaré un responsable de la CFTC. Même son de cloche à la CFDT-Cheminots. Tout en jugeant également insuffisantes les offres de la direction, le syndicat parle "d'avancées" et refuse la grève comme "une ereur tactique". Enfin, le syndicat majoritaire chez les cadres, l'Unsa, a salué le "geste fort de la direction pour renouer le dialogue social" et a évidemment rejeté tout appel à la grève.

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