Restructuré, Ericsson profite d'une timide reprise

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Ericsson poursuit son redressement. L'équipementier de réseaux qui était sorti du rouge au précédent trimestre au niveau du résultat avant impôts, après deux ans et demi de pertes, est reparti du bon pied. Il a ainsi publié un résultat net positif au titre du quatrième trimestre 2003, et dépassé de beaucoup les pronostics émis par les analystes.Son bénéfice avant impôts est donc ressorti à 5,5 milliards de couronnes suédoises, soit le double des 2,66 milliards de couronnes espérés par les professionnels du marché. Mieux, la marge brute a atteint 41,6%, un niveau au dessus des 36,6% attendus en moyenne, en hausse par rapport au dernier trimestre et bien supérieure aux estimations internes d'Ericsson qui ne dépassaient pas 36,5%. Il faut dire que le groupe a mené une politique de restructuration sans relâche ces deux dernières années. Son effectif est passé de 105.000 personnes fin 2000 à 53.400 fin 2003. Il devrait tomber à 47.000 d'ici la fin de l'année, le plus bas niveau jamais atteint depuis 36 ans. L'équipementier, qui a subi de plein fouet les excès de la bulle Internet et des télécoms, a également profité d'une stabilisation du marché de l'équipement pour réseaux mobiles. Ses ventes du quatrième trimestre sont ressorties à 36,2 milliards de couronnes au dessus des 34,6 milliards de couronnes anticipés, et en baisse de 1% sur un an.Sur l'ensemble de l'exercice, le chiffre d'affaires a baissé de 12% à 113 milliards de couronnes, tandis que la marge brute est de 37,2%, soit une amélioration de 4,8 points. Le résultat net est encore dans le rouge à hauteur de 10,8 milliards de couronnes, contre 19 milliards en 2002.Pour le groupe, il est toutefois trop tôt pour affirmer un mouvement de reprise fort du secteur. De fait, au quatrième trimestre, le carnet de commandes d'Ericsson est resté en retrait de 4% sur un an, à 29,5 milliards de couronnes, au dessous des anticipations. Au niveau de l'industrie pour 2004, le PDG d'Ericsson Carl-Henric Svanberg reste globalement prudent. Il table sur un marché équivalent à celui de 2003 voire légèrement supérieur. "Le marché des infrastructures de téléphonie mobile s'est définitivement stabilisé, le trafic continue à s'accroître et les opérateurs se penchent davantage sur la qualité et la capacité des réseaux", a noté le PDG dans un communiqué. Pour le premier trimestre 2004, l'équipementier prévient que la marge brute ne sera pas aussi élevée qu'au quatrième 2003, une période qui a bénéficié d'un effet favorable de saisonnalité.A Stockholm, le titre affiche une hausse de 11,76% en fin de séance.

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