AGF fixe ses ambitions pour 2005

Si certains en sont encore à parler de contexte incertain et de visibilité réduite, pour AGF la vue semble en revanche dégagée. A l'occasion de la présentation de ses résultats 2003, l'assureur a annoncé ses attentes... à un horizon 2005.Regroupés sous le terme "ambition 2005", les objectifs vont de l'amélioration de la rentabilité opérationnelle à la préservation de la situation financière, en passant par un soutien de la croissance des métiers et de la compétitivité des réseaux.Certes, cela peut sembler un peu vague. Mais le groupe se montre un peu plus précis lorsqu'il évoque l'exercice en cours. Les ratios combinés (coût des sinistres et frais par rapport aux primes encaissées) seront ramenés sous la barre des 100% que ce soit en biens et responsabilités (moins de 99% en France et de 100% à l'étranger), en assurance santé et collective (moins de 100%) ou en assurance crédit et assistance (de 85% à 92%). Des progrès qui devraient permettre au groupe de soutenir une croissance de 10% de sa rentabilité opérationnelle.Ces objectifs sont d'autant plus ambitieux que le groupe a déjà placé la barre assez haut en 2003. Un chiffre en témoigne: le résultat net a été multiplié par 2,8, à 763 millions d'euros, alors que les analystes du consensus JCF Group n'espéraient pas plus de 712 millions d'euros.En premier lieu, le contexte a été plus favorable qu'en 2002, année de chute boursière qui a coûté cher à tous les assureurs. La ligne provisions pour dépréciations d'actifs qui était négative de 980 millions d'euros en 2002 est devenue positive en 2003, de 533 millions d'euros.Mais la filiale d'Allianz a aussi fait des progrès dans ses activités opérationnelles. Le phénomène est surtout sensible lorsque l'on se penche sur les ratios combinés des différentes activités. Ainsi, celui de l'assurance de biens et de responsabilités (y compris assurance crédit et assistance) est tombé de 105,3% à 98,6%. Pour les seules activités françaises de la branche, il a été ramené de 112,2% à 103%.Résultat: la rentabilité opérationnelle, qui ne dépassait pas 10% en 2002, a grimpé à 12,2% l'an passé. Enfin, le groupe dit avoir parallèlement renforcé sa situation financière grâce à des opérations "réalisées en des termes favorables", comme par exemple la cession d'Entenial. Le stock de goodwill a été réduit de 330 millions d'euros et la marge de solvabilité a été améliorée de 23 points, à 200% fin 2003.

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