Aver Kvaerner change de figure

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Gros chambardement en vue chez Aker Kvaerner. Le conglomérat industriel norvégien a annoncé qu'il comptait se diviser en trois entités dont deux feront leur entrée à la Bourse d'Oslo. Il est vrai que cette société, vieille de 151 ans, est un peu un fourre-tout. Outre des activités de construction mécanique, de chantiers navals et de produits para-pétroliers, le groupe détient des fonds de pension au Royaume-Uni et des participations dans une plate-forme maritime de lancement de fusée. Une situation qui, on le sait, est assez peu appréciée par les marchés et qui multiplie les risques. Désormais donc, trois sociétés bien distinctes remplaceront ce conglomérat. La première, rebaptisée Kvaerner, sera le successeur de l'actuelle société. Elle conservera tous les engagements "à risque" du groupe et toutes ses activités non industrielles. Elle sera également actionnaire à 51% des deux autres sociétés qui seront mises sur le marché. La première de ses deux futures filiales reprendra le nom d'Aker Kvaerner et regroupera les activités para-pétrolières et de construction mécanique. Enfin, l'autre nouvelle société, appelée Aker Yards, regroupera les chantiers navals détenus par le groupe. Les deux IPO prévues entre avril et juin devraient rapporter 2 milliards de couronnes norvégiennes (environ 229 millions d'euros) à Kvaerner, ce qui lui permettra de réduire considérablement son endettement. Le futur Aker Kvaerner devrait particulièrement séduire les investisseurs compte tenu de son profil très dynamique. En 2003, il a réalisé 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et un résultat brut d'exploitation de 22 millions d'euros (+35% au cours du quatrième trimestre). Quant à Aker Yards, il sera, avec 1,83 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel, le numéro cinq mondial du secteur. Mais il pourrait être handicapé par les difficultés du secteur et de sa filiale américaine. Reste que les investisseurs accueillent plutôt bien cette division du groupe. "Les actionnaires ont désormais ce qu'ils demandaient depuis des années, deux sociétés avec des activités simples plutôt qu'un conglomérat risqué", a ainsi affirmé le directeur général d'Aker Kvaerner, Helge Lund. En fait, le groupe n'avait pas le choix: sa dette venant à échéance à fin 2004 était de 3 milliards de couronnes (344 millions d'euros) et les pertes liées notamment aux fonds de pension et aux chantiers navals étaient abyssales. Pour 2003, le groupe a présenté lundi une perte nette de 998 millions de couronnes (114 millions d'euros).Reste que les investisseurs ne sont pas encore entièrement convaincus. Le titre a perdu lundi 3,56%.

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