La Générale de Santé veut oublier 2003 en misant sur la croissance interne

La Générale de Santé mise sur la croissance interne. L'année 2003 aura été une année noire pour le premier gestionnaire privé de cliniques et d'hôpitaux. Après la réorganisation du tour de table en juin dernier, qui avait gêné le développement du groupe, il lui a en effet fallu faire face à la polémique née des défauts apparus dans un de ses hôpitaux en construction à Lyon. Le groupe a annoncé jeudi que cet établissement sera démoli. Une charge de 7 millions d'euros a été passée pour amortir le coût de cet événement dans les comptes 2003. Le groupe n'a donc pas connu une bonne année l'an passé. Pour preuve, ces deux avertissements sur ses bénéfices lancés en septembre 2003 et en février 2004. Au lieu des 130 millions d'euros affichés en début d'année 2003, le groupe ne tablait ainsi plus, pour son excédent brut d'exploitation annuel que sur 121 millions d'euros. Un chiffre qui s'est révélé finalement assez juste puisque l'EBE de Générale de Santé en 2003 a été de 122 millions d'euros, soit une baisse de 14,6%. Dans le même temps, le chiffre d'affaires a reculé de 1,8% à 1,13 milliard d'euros. L'objectif pour 2004 est donc désormais très clairement d'effacer ce mauvais exercice. Le président du groupe, Daniel Bour, espère ainsi voir sa marge brute d'exploitation remonter de 0,6 point en 2004 après une baisse de 0,5 point en 2003. Pour cela, il compte avant tout sur une stricte orthodoxie financière, mais aussi sur une hausse des ventes de 7% en 2004. "La croissance externe est volontairement freinée", a ainsi affirmé Daniel Bour qui ajoute que "2004 doit être une année de rebond". Il est vrai que le groupe doit également surveiller sa dette. Mais si l'endettement net a reculé de 15% en 2003, le groupe souhaite maintenir un ratio dette nette sur EBE inférieur à 3. Il était de 2,8 l'an passé. Enfin, Daniel Bour s'est félicité du plan Hôpital 2007 du gouvernement qui contient notamment des éléments modifiant la gouvernance des établissements de santé et le passage progressif à la tarification à l'acte. Ce plan est actuellement très controversé dans le milieu hospitalier. Il réjouit en tout cas le président de la Générale de Santé qui estime que cette "nouvelle loi est plus équitable". Selon lui, elle permettra de "mettre en avant les plus compétitifs" et de supprimer "l'ostracisme" dont le secteur privé s'estime victime.En clôture jeudi, l'action Générale de Santé progresse de 4,53% à 10,59 euros.

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