Lehman Brothers entame l'année sur un record

Où s'arrêtera Lehman Brothers? Après avoir terminé 2003 en fanfare, la banque américaine vient de nouveau de frapper un grand coup. Elle a établi un nouveau record pour le premier trimestre (à fin février) de son exercice 2004, avec un bénéfice de 671 millions de dollars. En hausse de 122% sur un an et de 39% en trois mois, il correspond à un bénéfice par action de 2,21 dollars. Les analystes sondés par First Call étaient loin du compte, avec une prévision de 1,66 dollar par action.Comme les mois précédents, où les banques américaines s'étaient montrées particulièrement rigoureuses en matière de dépenses, les coûts ont progressé moins vite que les revenus. Mais l'impact des économies a été moins sensible qu'en 2003. Car cette fois, c'est bel et bien l'amélioration de l'activité qui est principalement à l'origine de l'envolée des bénéfices.A plus de 3,1 milliards de dollars, les revenus de la banque ont progressé de 84% en un an et de 37% en trois mois. Progression des marchés oblige (la correction actuelle n'a débuté qu'en mars), la branche marchés de capitaux a très largement contribué à ce succès, avec des revenus record de 2,22 milliard de dollars (+90% en un an et +43% en trois mois). L'obligataire a représenté 72% de l'activité de ce segment, le reste provenant des actions.Plus marginal au niveau du groupe, mais également à un niveau record sur ce premier trimestre, le pôle services à la clientèle a affiché une croissance encore plus soutenue. A 416 millions de dollars, ses revenus ont gagné 134% en un an et 52% en trois mois.Enfin, comme pouvait le laisser deviner la reprise des opérations financières depuis le début de l'année, la banque d'investissement a elle aussi tiré son épingle du jeu, avec des revenus de 508 millions de dollars. Certes, on a connu mieux par le passé. Mais grâce aux gains de parts de marché réalisés, il s'agit du plus haut niveau d'activité de la branche depuis trois ans. On notera en particulier la progression de 61% (en glissements annuel et trimestriel) du seul département fusions-acquisitions.Ce rythme sera toutefois difficile à tenir tout au long de l'année. Notamment parce qu'au fur et à mesure que vont s'écouler les mois, l'effet de base sera de moins en moins favorable à l'établissement américain.

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