Egg améliore ses résultats à court terme

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Egg a mis fin à l'effondrement de ses résultats. En décidant de limiter les dépenses de sa filiale française, qui a entraîné à elle seule le groupe dans le rouge, la banque en ligne anglaise à réduit ses pertes trimestrielles de deux tiers par rapport au premier trimestre 2003 : 5,7 millions de livres (8,56 millions d'euros) contre 18,3 millions de livres."En France, comme annoncé précédemment, nous gérons les dépenses de très près", a déclaré le PDG Paul Gratton dans un communiqué. L'entreprise a ainsi réduit ses pertes opérationnelles de 23,9 millions de livres il y a un an, à 19,6 millions au quatrième trimestre 2003 puis à 15,8 millions en ce début d'année. Un résultat qui, bien qu'en progrès, reste éloigné des ambitions originelles du groupe: la banque s'est implantée en France en rachetant Zebank à Groupe Arnault et à Dexia pour 36 millions d'euros. A grands coups d'investissements, elle comptait attirer un million de clients en 2005. A ce jour, elle ne recense que 135.000 adeptesC'est la raison pour laquelle, à l'automne dernier, Egg a décidé de faire marche arrière. Prudential voulait trouver un partenaire français pour assurer son développement. Finalement, il annoncera en janvier son souhait de vendre les 79% qu'il détient dans la banque en ligne, évalués à un milliard de livres. Mais l'affaire semble compliquée. Des sources proches du dossier ont indiqué le mois dernier à Reuters qu'au moins deux prétendants avaient renoncé en raison de divergences sur le prix. Aujourd'hui on n'en sait toujours pas plus sur l'avancée de ce projet de cession. Dans un communiqué séparé, Prudential se borne à déclarer que le processus de vente "se poursuit".Et la tâche de Prudential risque encore de se compliquer. Car si jusqu'ici la Grande-Bretagne a été le moteur de Egg, les résultats commencent à stagner outre-Manche. La plus grosse banque britannique sur Internet (elle possède désormais plus de 3,3 millions de clients) a vu se réduire son bénéfice trimestriel (15,2 millions de livres contre 17,3 millions au premier trimestre 2003), tout comme la progression du nombre de clients nouveaux (148.000 ce trimestre, contre 150.000 au quatrième trimestre 2003 et 165.000 il y a un an). Elle espère néanmoins poursuivre pendant quelques années la signature de 500.000 nouveaux clients annuels.

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