UBS se renforce dans la gestion de fortune

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Fin janvier, un responsable d'UBS indiquait que la première banque suisse envisageait de nouvelles acquisitions dans le secteur de la banque privée en Europe. Et de citer comme terre de recherche, l'Allemagne. Moins de quinze jours plus tard, UBS annonce bien une acquisition mais en Grande-Bretagne. Le groupe a racheté pour 160 millions de livres sterling (234 millions d'euros) la banque britannique Laing & Cruickshank (gestion de fortune) au Crédit Lyonnais.L'acquisition de cette banque, spécialisée dans la clientèle haut de gamme et les organisations caritatives du Royaume-Uni, va permettre à UBS de doubler ses fonds sous gestion outre-Manche. Laing & Cruickshank gère 5 milliards de livres sterling pour ses clients, comme UBS Royaume-Uni, et dispose d'un réseau de 75 conseillers. Ce regroupement, indique le groupe suisse, "donnera naissance à un acteur majeur du secteur britannique de la gestion de fortune". Cette annonce a été réalisée à l'occasion de la présentation des résultats annuels d'UBS. Ces derniers sont bien meilleurs qu'attendu. Le bénéfice net ressort en progression de 81% à 6,38 milliards de francs suisses (soit environ 4,07 milliards d'euros). Il s'agit du deuxième meilleur résultat annuel enregistré par la plus grande banque suisse et également numéro 1 mondial de la gestion de fortune. Ce résultat bénéficie néanmoins d'éléments exceptionnels. Hors amortissement du goodwill et facteurs financiers exceptionnels, le résultat s'est accru de 33%, à 7,32 milliards de francs suisses comparé à 2002, profitant d'un recul de 13% des charges d'exploitation . Signe du dynamisme retrouvé des marchés financiers, l'afflux d'argent frais dans les activités de gestion de fortune a totalisé 50,8 milliards de francs suisses en 2003, contre 36,2 milliards en 2002.La performance d'UBS a non seulement surpris favorablement les marchés financiers mais elle semble également avoir trompé les attentes des dirigeants même de la banque. Dans un communiqué, Peter Wuffli, le patron d'UBS, souligne que ""2003 s'est révélé être à la surprise générale une bonne année pour les marchés financiers et un cru exceptionnel pour UBS". Pour l'avenir, Peter Wuffli, se montre assez flou. S'il reconnaît qu'après des périodes de fortes turbulences, UBS est désormais entré "dans des eaux apparemment plus calmes", il ne tire pas de plans sur la comète, s'engageant seulement à "obtenir pour nos investisseurs les meilleurs rendements possibles en 2004". Ces derniers seront d'ores et déjà satisfaits d'apprendre que le groupe va proposer un dividende record à 2,60 francs suisses, en hausse de 30% par rapport à 2002. UBS va également lancer un nouveau plan de rachat d'actions, autre moyen pour offrir aux actionnaires des rendements attrayants, d'un montant maximal de six milliards de francs suisses.

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