Euronext peine sur les actions mais bat des records sur les dérivés

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Le succès d'Euronext.liffe ne se dément pas. Mois après mois, le marché des dérivés d'Euronext progresse de façon spectaculaire et mai n'a pas dérogé à la règle. Le mois dernier, 67,5 millions de contrats ont été négociés, un chiffre en hausse de 20% sur un an et qui marque un nouveau record.Ce sont surtout les produits d'actions qui se sont distingués, sur les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Londres. Le volume de contrats traités a augmenté de 62%, à 28,86 millions d'unités. Les produits de taux (stables) et d'indices (+1%) sont pour leur part restés en retrait.Au cumul de l'année, la tendance reste globalement la même, avec une progression générale de 29%. Même si les produits de taux se sont mieux comportés qu'en mai, avec une progression de 24%, ce sont toujours les produits d'actions qui font office de locomotive. Le nombre de contrats traités s'est apprécié de 54% sur ce segment.Ces chiffres permettent en tout cas de faire passer au second plan les performances moins soutenues enregistrées sur les marchés cash (actions et trackers). Le mois dernier, 11 millions de transactions ont été comptabilisés sur les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, soit une baisse de 12,8% en un an. Et contrairement à ce qui arrive parfois, impossible ici d'invoquer un calendrier défavorable. Le nombre de jours ouvrables était identique (21) et ce sont bien les volumes quotidiens moyens qui ont chuté. En un an, ils sont passés de plus de 701.000 à moins de 612.000 transactions.Aux côtés de transactions sur actions en repli de 12,7%, les trackers font preuve de difficultés grandissantes. Les volumes d'échange ont dans ce domaine plongé de plus de 40% en mai avec seulement 22.214 transactions.Euronext se défend en mettant en avant une activité "particulièrement soutenue" en mai 2003 sur les marchés cash. Mais quelles qu'en soient les raisons, force est de constater que ce repli affecte lourdement la performance du groupe depuis le début de l'année. Fin avril, le cumul des transactions sur actions et trackers réalisées en 2004 faisait ressortir une avance de 7,4% par rapport à 2003. A fin mai, cette avance n'était plus que de 3,4%.Ces chiffres valident en tout cas la stratégie d'Euronext, qui a mis la main sur Euronext.liffe à l'automne 2001. Ils montrent clairement que les dérivés peuvent constituer un relais à des produits cash stagnants. Euronext en profite pleinement au niveau de son activité mais aussi au niveau de ses résultats, comme l'ont prouvé les comptes du premier trimestre publiés la semaine dernière. Les commissions sur dérivés ont représenté 55% du résultat opérationnel du groupe et affichent une bien meilleure rentabilité que le reste des activités: 41,8% de marge opérationnelle contre 34,8% pour l'ensemble du groupe.

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