Boeing choisit Messier-Dowty pour les trains d'atterissage du futur 7E7

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Ni les tensions franco-américaines, ni la rivalité Boeing/Airbus n'auront empêché le constructeur aéronautique américain de choisir le français Messier-Dowty (groupe Snecma) pour la fourniture de l'ensemble des trains d'atterrissage de son futur avion de ligne 7E7. Cet appareil, un biréacteur capable de transporter 200 à 300 passagers, devrait entrer en service en 2008. Boeing évalue le marché potentiel mondial pour les avions du type 7E7 de 2.500 à 3.000 au cours des 20 ans à venir. Du côté de Messier-Dowty, dont le chiffre d'affaires en 2003 s'est monté à 560 millions d'euros, la satisfaction est grande. "C'est la première fois que Boeing nous sélectionne comme fournisseur principal sur un programme commercial", a ainsi précisé Louis Le Portz. Le PDG de l'équipementier n'a cependant pas évoqué le montant de ce contrat qui devrait être signé prochainement à l'issue des négociations en cours concernant les spécifications techniques du projet. Jusqu'à cette annonce, les relations de Messier-Dowty se "bornaient" à la vente de trains d'atterrissages pour des appareils militaires de Boeing et à la sous-traitance de la fabrication d'éléments importants des trains du Boeing 777. A l'inverse, l'entreprise française travaillait déjà avec Airbus pour l'équipement d'appareils commerciaux. Ce marché constitue "un apport important qui va sécuriser des emplois" chez Messier-Dowty, notamment dans son usine de Bidos, près de Pau (sud-ouest de la France) où 850 personnes travaillent à la fabrication d'éléments de train d'atterrissage, a également fait valoir le PDG du groupe. Alors que la fabrication du 7E7 devrait démarrer en 2006, une autre entreprise française, Dassault Systèmes, a eu la satisfaction d'être retenue pour participer à l'aventure. L'éditeur de logiciels a remporté un contrat estimé à 120 millions de dollars pour fournir à l'avionneur américain les technologies lui permettant de suivre en temps réel la réalisation sur ordinateur de l'avion. Et d'autres entreprises hexagonales sont sur les rangs pour obtenir une part du gâteau: les coûts de développement du 7E7 sont évalués à 10 milliards de dollars. C'est ainsi que Zodiac figure parmi les derniers sélectionnés pour les réservoirs, les toboggans d'évacuation, les sanitaires et la partie électrique de l'avion. Latécoère pourrait pour sa part se voir adjuger une partie du fuselage et des ailes. Enfin, et ce n'est pas le moindre des enjeux, Snecma Moteur pourrait bien décrocher le gros lot si son partenaire, l'américain General Electric, était retenu pour la motorisation de l'appareil. Dans ce cas de figure, le motoriste français pourrait alors participer à hauteur de 25 à 30% à ce programme.

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