EADS progresse malgré les risques pesant sur une commande d'UPS

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Dans un contexte concurrentiel extrêmement dur, en raison de services postaux moins chers notamment par voie terrestre, UPS se voit contraint de réviser ses ambitions à la baisse. Résultat, le groupe américain de messagerie estime de pas avoir besoin d'autant d'avions qu'il en a commandés. Le Wall Street Journal affirme donc que UPS s'est tourné vers Airbus pour obtenir l'annulation d'au moins 20 des 90 A300-600 commandés en 1998 et 2001. Selon le quotidien américain, cette annulation, si elle était acceptée, porterait sur un montant de 1,6 milliard de dollars.Ceci étant, du côté d'Airbus, on ne semble guère disposé à accéder à la demande d'UPS. Une porte-parole du constructeur européen a bien confirmé que des discussions étaient engagées avec le groupe américain mais que celles-ci portent sur "un rééchelonnement de la commande". Et d'ajouter, "nous avons un contrat ferme pour 90 avions. Ce contrat reste en vigueur". A la Bourse de Paris, le titre EADS, après avoir été chahuté durant la moitié de la séance, s'est repris et termine sur une hausse de 0,43%.Dans ce dossier, UPS se trouve dans une position difficile. Comme le souligne le Wall Street Journal, le contrat passé avec Airbus, dont la valeur totale était estimée à 10 milliards de dollars, ne contient pas de clause d'annulation. Sur les 90 appareils commandés, 32 ont déjà été livrés et UPS a confirmé avoir programmé de prendre livraison de huit autres cette année.

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