Double succès pour EADS

Dans l'histoire d'EADS, la journée du vendredi 16 mars 2004 restera dans les annales. Le groupe européen a en effet enregistré deux succès d'importance. En fin d'après-midi, l'Otan a annoncé que le consortium mené par le constructeur aéronautique avait été retenu pour fournir à l'alliance un nouveau système de surveillance pour un montant pouvant atteindre quatre milliards d'euros.Le programme, surnommé Alliance Ground Surveillance (AGS), devrait entrer en service en 2010. L'offre d'EADS, aux côtés de qui on retrouve par exemple les Américains General Dynamics et Northrop Grumman mais aussi le Français Thales, propose d'utiliser l'A321 comme plate-forme aérienne. Conduit par Raytheon, le consortium écarté par l'Otan proposait d'employer l'avion d'affaires Global Expresse de Bombardier.Si le montant global du contrat n'a pas été officiellement dévoilé, le chiffre de 4 milliards de dollars a circulé dans la presse. Montant à répartir, évidemment, entre les différents industriels présents au contrat.Avant cette annonce, on avait appris qu'EADS avait été choisi par l'armée australienne pour lui fournir cinq avions ravitailleurs. Moins de trois mois après avoir remporté un succès probant auprès de l'armée de l'air britannique, EADS a donc marqué de nouveaux points sur ce segment où Boeing est très implanté. Le groupe d'aéronautique et de défense européen va fournir à l'Australie cinq A330 transformés en ravitailleurs tandis que la compagnie aérienne domestique Qantas sera chargée de leur maintenance. Le montant total du contrat atteint 1,48 milliard de dollars américains, soit 1,24 milliard d'euros.Les avions, qui doivent entrer en service en 2007, prendront la suite des Boeing 707 de la Royal Australian Air Force. Les A330 seront également utilisés pour le transport de personnes, avec une capacité de 293 passagers. Cet important contrat accordé à une compagnie européenne intervient au moment où l'Australie est au centre d'accusations de favoritisme envers les sociétés américaines pour ses contrats militaires. Il permet en tout cas à EADS, conformément à ses objectifs, de renforcer le poids de sa branche militaire. Le groupe a pour ambition de réaliser en 2005 30% de son chiffre d'affaires dans ce segment d'activité, contre 20% en 2002. Par ailleurs, les choix britanniques et australiens pour les avions ravitailleurs d'EADS permettent au constructeur européen de pouvoir rêver d'un autre contrat, aux Etats-Unis cette fois. En décembre dernier, le Pentagone a demandé de surseoir au contrat conclu avec Boeing portant sur la livraison de 100 avions ravitailleurs B767 pour un montant de 18 milliards de dollars.A la Bourse de Paris, malgré ces annonces, le titre EADS a terminé la séance sur une baisse de 1,99% à 19,25 euros.

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