Le réacteur de fusion nucléaire Iter se rapproche de Cadarache

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Cadarache a la victoire à portée de main. Après l'accord technique conclu hier à Genève entre la France, épaulée par l'Union européenne, et le Japon, le futur réacteur expérimental de fusion nucléaire se rapproche du site provençal.Cet accord porte sur les compensations accordées au pays "perdant". Des compensations qui satisfont le gouvernement japonais."Cet accord équilibré pourrait conduire le Japon à décider de devenir le pays non hôte du réacteur. Si tel en était le cas, la France accueillerait donc le réacteur Iter à Cadarache dans les Bouches du Rhône. La conclusion est proche", s'est félicité François D'Aubert, le ministre délégué à la Recherche. "L'intérêt scientifique, industriel et financier du pays non hôte est ainsi préservé puisque l'accord confirme qu'il jouera aussi un rôle fondamental dans la recherche sur la fusion", a ajouté le ministre français.Cet accord sera entériné lors d'une conférence ministérielle entre les six parties ayant participé au projet (UE, Japon, Chine, Russie, Corée du Sud, Etats-Unis).Pour ne pas froisser la susceptibilité du gouvernement japonais, qui militait en encore cette semaine en faveur du site national de Rokkasho-mura, le choix de Cadarache n'a toujours pas été formulé.Selon la presse japonaise, le Japon devrait, en tant que pays non hôte, obtenir en compensation au moins 20 % des contrats de construction d'Iter, garantissant de ce fait un certain nombre de créations d'emplois.Le réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter, dont la construction devrait commencer en fin d'année, est un projet estimé à 10 milliards d'euros sur 30 ans. Ce projet a pour objectif de contrôler la fusion nucléaire. En cas de succès, Iter permettrait de produire de l'énergie propre et illimitée.Selon une étude menée par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), les retombées économiques d'Iter sont estimées à 3 milliards d'euros sur trente ans. par ailleurs, l'implantation du réacteur sur le site provencal devrait permettre la création de 1.000 emplois directs et de 1.400 emplois induits entre 2015 et 2025, période pendant laquelle Iter sera construit. Au cours des vingt années suivantes, la région PACA estime à 800 et à 2.400 le nombre d'emplois directs et d'emplois induits que le fonctionnement d'Iter devrait entraîner.

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