Les privatisations rapporteront 15 à 20 milliards d'euros à l'Etat cette année

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Une sorte de service après-vente. Au lendemain du discours de politique générale énoncé devant l'Assemblée nationale par Dominique de Villepin, ses ministres se pressent dans les différents médias pour assurer les Français de la bonne volonté du gouvernement. Sur l'antenne d'Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton a livré quelques détails sur la manne que l'ouverture de capital de Gaz de France prévue le 23 juin prochain devrait faire entrer dans les caisses de l'Etat. Selon les calculs de Bercy, cette opération devrait rapporter entre 1 et 1,5 milliard d'euros à l'entreprise et entre 2 et 2,5 milliards à l'Etat.Selon le ministre, les ventes d'actions de France Télécom, Gaz de France et EDF - dont l'ouverture du capital est toujours prévue pour l'automne prochain - devraient rapporter entre 15 et 20 milliards d'euros à l'Etat, une somme qui sera entièrement consacrée à la réduction de la dette et à la recapitalisation d'entreprises publiques. Par ailleurs, afin de rassurer Bruxelles sur les engagements communautaires de la France qui pourraient être menacés par le coût du plan d'action contre le chômage présenté hier - 4,5 milliards d'euros -, l'ancien PDG de France Télécom a tenu à rappeler que le gouvernement faisait "tout pour tenir son objectif" d'être à moins de 3% du PIB de déficit public en 2005.Sans toutefois s'engager à ce qu'il soit respecté. Une réserve que l'on peut facilement comprendre, Bercy continuant de tabler sur une croissance comprise entre 2% et 2,5% cette année, alors que les économistes prévoient qu'elle ne dépassera pas à 1,5% à 1,6%.Pour l'année prochaine, Thierry Breton continue d'afficher un certain optimisme en construisant pour l'instant un budget 2006 sur une hypothèse de croissance située "au-delà de 2%", en remarquant qu'il y a "de bonnes perspectives pour le deuxième semestre de cette année". De son côté, sur le plateau d'I-Télé, le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a précisé que sur les 4,5 milliards d'euros que coûtera le plan, une partie - environ 1,5 milliard -, correspond au démarrage du plan Borloo de cohésion sociale, et constitue de la dépense pour le budget. Il a également fait remarquer qu'une grande partie du reste du plan consiste en baisses de charges pour les entreprises, destinées à favoriser l'emploi. "Ce n'est pas de la dépense mais du manque à gagner de recettes. Comme d'un autre côté il y a une pause dans la baisse de l'impôt sur le revenu, tout ceci se compense à peu près", a précisé le porte-parole du gouvernement. L'abandon des baisses d'impôts devrait générer 2 milliards d'euros d'économies selon Bercy. Jean-François Copé a par ailleurs estimé que le plan pour l'emploi aboutira à une part de redéploiement de crédits d'environ 300 millions d'euros.Malgré ces redéploiements, Jean-François Copé a tenu à rappeler que les autres "priorités" du gouvernement, concernant notamment la sécurité, la justice et la défense, ainsi que "les autres priorités très importantes fixées par le Premier ministre" comme l'immigration, la loi Fillon pour l'éducation et le programme pour la recherche scientifique, seront respectées dans le budget 2006.

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