Les défaillances d'entreprises ont augmenté au 1er trimestre

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Selon la société d'assurance-crédit Euler Hermes SFAC, les défaillances d'entreprises ont progressé de 2,2% au premier trimestre 2005 par rapport à la même période de 2004. Sur les douze mois cumulés à fin mars, les défaillances affichent une hausse de 6%, en accélération par rapport au rythme de 1,5% observé à fin décembre 2004. Les secteurs les plus touchés sont le commerce (+6,3%), le BTP (+4,8%) et les services, notamment aux entreprises (+5,9%). En revanche, les défaillances d'entreprises reculent dans l'industrie (-5,7%) et les transports (-2%).Des différences apparaissent entre les régions. L'Auvergne est la région la plus sinistrée, les fermetures d'entreprises affichant un bond de 43% sur les douze derniers mois. La Provence-Côte d'Azur se distingue également (+17%). Quasiment stables en Ile de France (+1%), les défaillances reculent en Alsace, Basse-Normandie et Bretagne.Selon cette étude, la croissance économique relativement soutenue observée en 2004 (+2,4%) s'est vraisemblablement maintenue au même rythme au premier trimestre 2005. Ce qui aurait dû permettre un léger recul des défaillances."Historiquement, une croissance du PIB supérieure à 1,8% permet en général d'amorcer un déclin de la sinistralité des entreprises. Mais de même que l'on a pu parler à la fin des années 90 d'un enrichissement de la croissance en emplois, il semble qu'on assiste aujourd'hui à un enrichissement de la croissance en défaillances. Cette évolution semble principalement liée à la vive progression des créations d'entreprises", explique le directeur de la recherche chez Euler Hermes SFAC, Philippe Brossard. En 2003 et en 2004, les créations d'entreprises ont respectivement augmenté de 11,9% et 12,7%, contre une progression moyenne de 2% ces dix dernières années.. Cette étude précise que l'accélération des créations d'entreprises provoquerait le gonflement des défaillances de 3,5% en 2005, la moitié des nouvelles entreprises disparaissant dans les cinq années suivant leur création. Une croissance des défaillances identique à celle enregistrée en 2004 après l'accélération des créations constatée en 2003.Compte tenu de cette progression attendue des défaillances, l'assureur révise à la hausse ses prévisions annuelles. "En février dernier, nous escomptions encore une légère baisse de 1%. Nous tablons désormais sur 49.700 sinistres, soit une hausse de l'ordre de 2%", précise Philippe Brossard.

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