Immobilier : les mises en chantier s'envolent

 |  | 418 mots
C'est un signe de plus, s'il en fallait un, de la vitalité de l'immobilier en France: les mises en chantier ont franchi en novembre la barre des 400.000 logements sur douze mois. De décembre 2004 à novembre 2005, le nombre des mises en chantier s'inscrit en effet à 401.753, soit une augmentation de 11,5% sur la période.Selon les chiffres publiés mardi matin par le ministère de l'Equipement, les autorisations de construire évoluent selon la même tendance. Sur douze mois, elles s'établissent au-dessus des 500.000, pour s'établir à 505.285. Soit un taux de croissance de 12,5%.Si l'on s'en tient aux trois derniers mois, l'évolution est plus contrastée. Les autorisations de construire enregistrent en effet un léger ralentissement, avec une croissance de 9% sur les mois de septembre à novembre, chiffre qui demeure malgré tout très respectable. Mais les mises en chantier affichent au contraire une accélération, avec une croissance de 13,9%.C'est l'habitat individuel qui enregistre la croissance la plus spectaculaire, avec des mises en chantier qui s'envolent de plus de 40% sur douze mois, tandis que les autorisations de construction progressent de près de 25% sur la période. Le logement collectif se porte bien, lui aussi, avec des progressions de près de 20% tant des mises en chantier que des autorisations sur douze mois.A l'inverse, les constructions non résidentielles, c'est à dire ce qui concerne les immeubles de bureaux, les commerces et autres entrepôts, se montrent nettement plus sages: sur douze mois, les autorisations de construire dans ce domaine ont progressé de 11,1%, alors que les mises en chantier reculaient de 2,4%. Autant d'éléments qui viennent confirmer une fois de plus que l'activité économique française est tirée par la demande des ménages, beaucoup plus que par l'investissement des entreprises, dans l'immobilier comme dans la consommation en général.Selon le président de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) René Pallincourt, le dynamisme actuel de l'immobilier ne doit pas pour autant faire craindre une "bulle spéculative". Le président de la FNAIM, qui s'exprimait ce matin sur France Inter, a affirmé que l'on assisterait en 2006 à un "atterrissage en douceur" des prix de l'immobilier, c'est-à-dire un "ralentissement de la hausse des prix". Selon lui, le marché se caractérise actuellement par une "demande abondante" et une "offre rare". Et il est d'autant plus sain que, a souligné René Pallincourt, l'année a été "abondante" en termes de construction, comme en témoignent les chiffres publiés ce matin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :