L'OCDE anticipe un recul du chômage en 2006

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Avantage Etats-Unis. Dans le match économique qui oppose la première économie du monde et le Vieux Continent, les Etats-Unis remportent un nouveau point. Conséquence logique d'une domination américaine flagrante en termes de croissance économique, le marché de l'emploi est particulièrement dynamique outre-Atlantique, contrastant avec l'atonie qui frappe certains marchés de l'emploi en Europe En effet, le rapport annuel sur les perspectives de l'emploi publié aujourd'hui laisse apparaître des différences entre les zones économiques. Si le nombre de demandeurs d'emplois devrait diminuer lentement l'année prochaine dans les trente pays qui composent l'institution - il devrait toucher 36 millions de personnes, soit 6,4% de la population active contre 37 millions en 2004 (6,7% de la population active) -, la croissance de l'emploi devrait s'accélérer aux Etats-Unis et ralentir en Europe. Par ailleurs, l'OCDE adresse plusieurs recommandations aux gouvernements des pays membres, les incitant à mettre prioritairement en place des politiques de l'emploi incitatives pour aider les chômeurs à se réinsérer sur le marché du travail.Ces stratégies consistent en "des obligations mutuelles: en contrepartie de services efficaces du service public de l'emploi, les chômeurs ont l'obligation de chercher un emploi activement", explique John Martin, directeur de l'emploi et des affaires sociales de l'OCDE. Elles comportent notamment un régime de sanctions si le demandeur d'emploi ne participe pas aux programmes qui lui sont proposés, mais aussi d'incitations, notamment financières, à la reprise d'emploi. Ces incitations peuvent être efficaces à condition d'être bien ciblées, - c'est notamment le cas au Danemark -, car elles ont un coût budgétaire important, relève le rapport. L'OCDE encourage la France à s'y engager pour réduire un taux de chômage qui, touchant 10,2% de la population active, reste supérieur à la moyenne de l'OCDE. Les experts soulignent également le fait que plus de 40% des demandeurs d'emploi sont chômeurs depuis plus d'un an, contre 32% en moyenne dans l'OCDE."Il est crucial d'offrir aux chômeurs des services intensifs de conseil et d'aide à la recherche d'emploi, et d'assurer leur participation à des dispositifs de retour à l'emploi après un certain laps de temps passé au chômage. Il est également important de s'assurer que les chômeurs ont financièrement intérêt à reprendre un emploi. Si des prestations sociales généreuses tendent, presque par définition, à réduire ces incitations financières, il existe des moyens de structurer le système de taxation et de prestations permettant de corriger cet aspect des choses, plutôt que de réduire le montant des prestations versées", souligne l'institution.

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