La hausse du pétrole repousse les objectifs de Raffarin sur le chômage

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La faute au pétrole. Dans un entretien accordé à Nice Matin, Jean-Pierre Raffarin reconnaît que son objectif de baisser le chômage de 10% cette année sera "peut-être décalé de quelques mois".C'est le "nouveau choc pétrolier" qui est, selon lui, à l'origine de ce retard sur la feuille de route initiale établie par le gouvernement,. La semaine dernière, les cours ont battu des records de part et d'autre de l'Atlantique, stimulés par les craintes des investisseurs concernant l'approvisionnement et les capacités de raffinage des compagnies pétrolières.Après le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo récemment, c'est donc au tour du chef de l'exécutif de remettre en cause cet objectif ambitieux alors que le taux de chômage est repassé au dessus de la barre des 10% en janvier dernier et que le nombre de chômeurs frôle la barre des 2,5 millions."Il reste que, selon l'Unedic et plusieurs instituts, le nombre de demandeurs d'emploi devrait diminuer de 120.000 cette année. Nous pouvons faire encore mieux", assure Jean-Pierre Raffarin. Sur le thème de la croissance, le Premier ministre joue également la carte de la prudence. Il estime désormais "raisonnable" de retenir une fourchette "entre 2 et 2,5%" pour 2005, évoquée depuis plusieurs semaines par le ministre de l'Economie Thierry Breton. Pour mémoire, depuis l'automne dernier, le gouvernement vise officiellement une croissance de 2,5%. De leur côté, la Commission européenne et la plupart des économistes anticipent plutôt un taux de croissance du PIB aux alentours de 2%, voire un peu moins.Dans cet entretien, Jean-Pierre Raffarin évoque également la baisse de l'impôt. Son "orientation est maintenue" mais le gouvernement la conditionne au "rythme de l'activité économique", en fonction duquel il décidera des nouvelles réductions, notamment dans l'élaboration du budget 2006. "Nous avons déjà baissé l'impôt sur le revenu de plus de 10% depuis 2002", rappelle le Premier ministre. Pendant la campagne présidentielle de 2002, Jacques Chirac s'était engagé à baisser d'un tiers l'impôt sur le revenu sur le quinquennat. Pour tenir cette promesse, l'impôt sur le revenu devrait donc encore être réduit d'environ 20% d'ici à 2007.

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