Les génériques ont permis d'économiser 380 millions d'euros en 2004

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Parce que la consommation de médicaments génériques a doublé en trois ans, les économies réalisées s'élèvent mécaniquement. Ainsi, selon le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, l'augmentation des prescriptions de génériques a permis la réalisation de 380 millions d'euros d'économies en 2004, démontrant de ce fait "l'adhésion des professionnels de santé ainsi que des assurés, en particulier depuis 2002", a-t-il indiqué. "Lorsque il existe une version générique d'un médicament, la part de marché du générique (sur l'ensemble des médicaments généricables) atteint près de 60% aujourd'hui, contre 30% en 2002", précise Frédéric van Roekeghem. Selon l'Uncam, "le taux de génériques actuel représente par mois une économie de 550 euros par médecin généraliste en dépenses remboursées". La montée en puissance de l'utilisation des génériques laisse entrevoir de nouvelles possibilités d'économies. "Si le générique était utilisé le plus souvent possible, une économie supplémentaire de 420 euros par mois et par médecin généraliste pourrait être réalisée", a souligné Frédéric van Roekeghem, qui estime à "300 millions d'euros par an le montant des économies potentielles supplémentaires". Concernant l'avenir, l'Uncam explique que les molécules prochainement généricables entre 2005 et 2007, "dont le coût actuel s'élève à près de 2,5 milliards d'euros", représentent un gisement d'économies de plus de 700 millions d'euros "sur cette période".Ces économies apportent un peu d'eau au moulin de l'Uncam, qui plaide pour la mise en place d'un plan de réduction des coûts permettant une économie de 40 millions d'euros par an (voir ci-contre).

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