L'Etat condamné à dédommager Bernard Tapie

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"La justice reconnaît que j'ai été volé". C'est un Bernard Tapie égal à lui-même qui a remporté son bras de fer face à l'Etat dans le cadre du litige portant sur la cession d'Adidas à Robert-Louis Dreyfus, en 1993. Ainsi, l'Etat français, par le biais du Consortium de réalisation (CDR), entité chargée de gérer les passifs du Crédit Lyonnais, a été condamné à payer 135 millions d'euros à l'homme d'affaires et ancien ministre. L'organisme est également condamné à verser 300.000 euros pour frais de procédures.Bernard Tapie avait réclamé 990 millions d'euros au CDR, tandis que depuis 1996, il reprochait au Crédit Lyonnais de l'avoir floué en lui rachetant Adidas pour ensuite le revendre directement à Robert Louis Dreyfus. Bernard Tapie a ainsi été privé d'une plus-value importante lors de la vente du groupe Adidas à Robert Louis Dreyfus. La banque a été jugée responsable, de part ses erreurs de conseils, d'un préjudice estimé à 66 millions d'euros.Le Cour d'Appel de Paris n'a accordé finalement que la somme de 135 millions d'euros à Bernard Tapie, mais lui a donné raison en condamnant le Crédit Lyonnais et le CDR. Nommé dans l'affaire, le Crédit Lyonnais n'a cependant pas à assumer le paiement de cette somme. Seul le CDR (c'est-à-dire l'Etat) doit s'en acquitter.Si les 135 millions d'euros obtenus sont loin des 990 millions réclamés par Bernard Tapie, ce dernier n'en prend pas moins sa revanche face au Crédit Lyonnais, après dix années de conflit. Reste que le CDR peut encore se pourvoir en cassation...

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