La Fed maintient inchangée sa politique de relèvement des taux

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C'est sans surprise aucune que la Réserve fédérale américaine a annoncé ce soir sa décision de relever ses taux d'un quart de point. Le taux de référence de la Fed passe ainsi à 2,75%.Une telle décision était unanimement attendue par les économistes. C'est la septième fois que la Réserve fédérale adopte une telle mesure depuis juin dernier. Ce qui lui a permis de porter progressivement ses taux de 1% à 2,75%, de façon à accompagner la reprise de l'activité économique.A défaut du moindre suspense sur la décision d'aujourd'hui, les observateurs s'interrogeaient sur la teneur du communiqué publié par la banque centrale américaine. Depuis de nombreux mois, la Fed proclame rituellement qu'elle compte poursuivre ses relèvements de taux "à un rythme mesuré". Une expression codée désignant les hausses d'un quart de point pratiquées depuis l'année dernière.La question qui agite les économistes est de savoir si la Fed n'envisage pas d'accélérer le mouvement et de passer, par exemple, à des relèvements de taux d'un demi-point. L'économie américaine se porte actuellement fort bien, avec une croissance de 4,4% en 2004, et n'a donc plus besoin de taux encore relativement modérés. Mais surtout, la Fed pourrait s'inquiéter d'une résurgence des tensions inflationnistes.La flambée des prix du pétrole fait en effet sentir ses effets sur l'économie américaine. Les nouveaux records des prix du brut observés la semaine dernière laissent à penser que le phénomène va être durable. Aujourd'hui même a été publié une progression de 0,4% des prix à la production en février aux Etats-Unis, tirée par celle des prix de l'énergie, qui s'est établie à 1,4% le mois dernier (lire ci-contre).Dans ces conditions, les marchés se demandaient si les "sages" de la Fed allaient choisir de durcir le ton et d'abandonner la mention de "rythme mesuré". Il n'en a finalement rien été et la mention fatidique figure toujours dans le communiqué publié ce soir.Il est vrai que, selon un sondage effectué par Reuters, il ne se trouvait que 2 grandes firmes de Wall Street sur 19 pour anticiper un abandon dès aujourd'hui de la notion de "rythme mesuré". Mais pour la prochaine fois, tout demeure possible: la Réserve fédérale indique dans son communiqué d'aujourd'hui que "les pressions inflationnistes s'accroissent depuis quelques mois"...

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