Au moins 33 morts dans la vague d'attaques terroristes de Londres

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Le Premier ministre Tony Blair, s'exprimant depuis le sommet du G8 à Gleneagles, en Ecosse, l'a confirmé: Londres a été victime ce matin d'une "série d'attaques terroristes", conçue pour coïncider avec la réunion des pays les plus puissants du monde en Ecosse. Le Premier ministre s'est rendu à Londres dans l'après-midi, tandis que le sommet du G8 poursuivait ses travaux. En fin de journée, Tony Blair est de nouveau intervenu à la télévision pour rendre "hommage au stoïcisme des Londoniens" et lancer aux terroristes: "nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne changerons pas notre mode de vie!". Les terroristes, a-t-il lancé, "agissent au nom de l'islam". C'était la première fois qu'un responsable britannique établissait publiquement un lien entre les attentats et le terrorisme islamique.En milieu d'après-midi, les autorités londoniennes ont dressé un premier bilan des décès: au moins 33 dans les attentats survenus dans le métro, sans compter les morts survenues dans les bus, qui n'ont pas encore été chiffrées. En ce qui concerne les blessés, une première estimation de 345 blessés, dont environ 45 graves, a été donnée. C'est dans le courant de la matinée que le trafic du métro londonien a été totalement suspendu suite à plusieurs explosions intervenues notamment dans le quartier de la City. Selon les éléments disponibles, une première explosion a eu lieu à 8h49 heure locale sur la Metropolitan line, entre les stations de Liverpool Street et Aldgate. D'autres explosions sont intervenues ensuite dans plusieurs autres stations de la capitale. Au total, les stations de Edgware Road, King's Cross, Liverpool Street, Russell Square, Aldgate East et Moorgate ont été frappées par une attaque concertée évoquant directement les attentats commis à Madrid le 11 mars 2004. Par ailleurs, des explosions ont eu lieu dans des bus londoniens, dont un à Tavistock Square. Les télévisions ont montré un bus à l'étage supérieur entièrement déchiqueté. De nombreux témoignages ont fait état de victimes étendues sur les trottoirs de la capitale. Mais il était d'autant plus difficile, tout au long de la journée, d'avoir une idée précise des événements que les communications au sein de la capitale étaient extrêmement perturbées. Les réseaux de téléphonie sans fil, en particulier, ont été complètement bloqués. L'ensemble des transports en commun de la capitale - métro et bus - a été interrompu. Le métro ne devrait pas recommencer à fonctionner avant vendredi matin. La confusion ambiante rend donc très difficile d'établir des bilans précis. Le Home Secretary (ministre de l'Intérieur) Charles Clarke a très vite affirmé que les explosions ont causé de "terribles blessures". Et un médecin sur place aurait déclaré qu'il y aurait "au moins 90 blessés" à la station de métro Aldgate. Tous les hôpitaux de la ville ont été placés en état d'alerte.Ces événements interviennent alors que la capitale britannique fêtait sa sélection hier par le Comité olympique international pour organiser les Jeux Olympiques de 2012 et que les chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays les plus puissants de la planète sont réunis en sommet à Gleneagles.Les autorités françaises ont immédiatement réagi à ces attentats. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'est rendu à Matignon pour rencontrer le Premier ministre. Un peu plus tard, Dominique de Villepin a annoncé le relèvement du plan Vigipirate au niveau rouge.Al Qaïda revendique les attentats de LondresAprès New York et Madrid, c'est Londres qui a été ce matin victime du groupe terroriste Al Qaïda. "L'heure de la revanche a sonné", a lancé le groupe terroriste dans un communiqué publié sur un site Internet islamiste al-Saha. "Les attaques sont une réponse aux massacres perpétrés par la Grande-Bretagne en Irak et en Afghanistan". "Nous n'avons eu de cesse de prévenir le gouvernement britannique, ainsi que la population", ajoute le communiqué, qui profère également des menaces à l'égard d'autres nations: "Nous avons également prévenu les gouvernements danois, italiens et ceux des Croisés que nous leur ferons subir le même sort", ajoute le communiqué, qui n'a pas encore été authentifié.

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