Londres jubile, Paris déprime

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Londres accueillera les trentièmes Jeux Olympiques en 2012. La capitale britannique devient ainsi la première ville au monde à organiser les Jeux Olympiques pour la troisième fois, après les olympiades de 1908 et 1948. L'élection a été très serrée puisque les 113 membres du Comité international olympique (CIO) ont élu la capitale britannique à 54 voix contre 50 pour Paris lors du quatrième et dernier tour. Lors des trois premiers tours de scrutin, les villes de Moscou, New York et Madrid ont été successivement éliminées. Lors du troisième tour, Madrid n'a obtenu que deux voix de moins que Paris (31 contre 33), qui s'est ainsi qualifié pour la finale. Mais la capitale parisienne n'est jamais arrivée en tête lors des différents tours.Le camp parisien a subi une énorme déception à l'instant où le président du Comité olympique Jacques Rogge a annoncé la victoire londonienne. A l'inverse, le premier ministre Tony Blair a qualifié la victoire de Londres comme un "jour historique" en promettant des Jeux "formidables" en 2012. Le lobbying londonien rudement mené par Tony Blair et le comité britannique en début de semaine semble avoir été plus efficace que le fair-play affiché côté français. Dans le camp français, du coup, on fait grise mine. La stratégie de la modestie choisie par l'équipe de Paris 2012 n'a pas porté les fruits espérés. Malgré la déception, le président de la République Jacques Chirac a souhaité "bonne chance et pleine réussite au peuple britannique".Déjà, les premières tentatives d'explications sont avancées. Pour le ministre des Sports Jean-François Lamour, il y a eu de la part de la candidature de Paris une "incapacité à parler avec le CIO". Le maire de Paris Bertrand Delanoë, très déçu, semble aussi résigné: "Peut-être que ce qui nous fait perdre, c'est le fair-play. Fallait-il se faire la guerre?". "J'avais compris qu'il fallait le meilleur dossier, le meilleur état esprit", a-t-il confié, un peu amer. Même à l'intérieur du CIO, "le monde anglo-saxon reste dominant. Il est très organisé et solidaire. Il faut en tirer les conséquences et se battre", a analysé Arnaud Lagardère, le chef de file du club entreprises de Paris 2012. La tristesse se lisait également sur le visage du double champion olympique de judo David Douillet. Il est "temps pour nous de digérer l'échec", a-t-il conclu d'un air grave.

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