L'Opep confirme son offre de brut supplémentaire au marché

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Comme on s'y attendait (voir ci-contre), l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) a décidé mardi à Vienne de ne pas relever une nouvelle fois ses quotas de production. En revanche, l'Opep a pris une initiative différente, pour tenter d'enrayer la flambée des prix du brut: mettre à la disposition du marché 2 millions de baril/jour (mbj) pour répondre aux demandes éventuelles.Selon les termes du communiqué publié mardi après-midi, "la conférence (de l'Opep) décide de mettre à disposition du marché la capacité supplémentaire d'environ 2 mbj des pays membres, si elle est requise, pour une période de trois mois à partir du 1er octobre". En revanche, le quota actuel de production demeure inchangé, à 28 mbj.Cette initiative rompt avec la pratique habituelle des sommets de l'Opep, où les participants, ayant constaté une flambée jugée excessive des prix du brut, décidaient de relever leurs quotas de production pour alimenter le marché. Des décisions le plus souvent sans aucun effet, qui n'empêchaient en rien les prix de poursuivre leur ascension.En remplaçant un relèvement théorique de quotas par une offre de 2 mbj en cas de demande, l'Opep adopte une démarche un peu différente: elle ne s'attend nullement à ce que les 2 millions de baril/jour lui soient effectivement réclamés par le marché. Ne serait-ce que parce que le brut qui pourrait être proposé est de mauvaise qualité (pétrole lourd et à forte teneur en soufre). Ce que l'Opep veut en fait démontrer, c'est qu'elle est à même de fournir autant de brut que le veut le marché et que le problème ne se situe donc pas à son niveau, mais en aval: il tiendrait à l'insuffisance des capacités de raffinage adaptées aux besoins des consommateurs.Dans l'immédiat, en tout cas, le marché pétrolier demeure largement indifférent aux annonces de l'Opep. Aujourd'hui, les opérateurs suivent de beaucoup plus près la marche du cyclone Rita, qui menace les côtes du sud des Etats-Unis. Alors que les dégâts causés par Katrina aux installations pétrolières du Golfe du Mexique prendront des mois pour être réparés, ce qui a contribué à l'envolée récente des cours, l'éventualité de nouvelles destructions inquiète vivement les marchés. Lundi, le brut avait ainsi bondi à New York de 4,39 dollars, à 67,39 dollars.Ce mardi, les opérateurs prennent leurs bénéfices, et le baril retombe un peu, perdant 1,09 dollar à 66,30 dollars en milieu d'après-midi, heure française. Une réaction qui a donc beaucoup plus à voir avec les excès de la veille qu'avec la décision de l'Opep.

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