Net rebond des créations d'emplois aux Etats-Unis

 |  | 466 mots
Lecture 2 min.
La confiance règne. La récente flambée du pétrole, le ralentissement de l'économie, les difficultés rencontrées par les fleurons de l'industrie automobile que sont General Motors et Ford, n'ont pas entamé la confiance des entreprises outre-Atlantique.Cet optimisme s'est traduit par une franche remontée des créations d'emplois en avril. Elles s'élèvent à 274.000, largement au-dessus des 174.000 anticipées par le consensus des économistes."Les bons chiffres de l'emploi publiés vendredi aux Etats-Unis prouvent la vigueur de l'économie américaine", a souligné le secrétaire au Trésor John Snow dans une interview accordée à la chaîne d'informations CNBC. "C'est une bonne nouvelle pour le déficit budgétaire", a-t-il ajouté, précisant que les entreprises qui embauchent sont des entreprises en bonne santé, ce qui devrait se traduire par une nette augmentation des rentrées fiscales pour le gouvernement. Par ailleurs, le ministère du Travail a révisé à la hausse ses statistiques de février et de mars. La première économie du monde a finalement créé 300.000 et 143.000 emplois, contre 243.000 et 110.000 initialement annoncées au cours de ces deux mois. Ces créations de poste mensuelles sont largement supérieures aux 150.000 que les économistes estiment comme étant indispensables pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail américain.En dépit de cette très nette augmentation du nombre de créations de postes, le taux de chômage reste stable, à 5,2% de la population active. Les services, qui représentent 80% du PIB américain, sont à nouveau à l'origine de l'essentiel des créations de postes. Dans le tertiaire, 229.000 emplois ont été créé, principalement dans les administrations publiques, le commerce, les services aux entreprises et le secteur bancaire.En avril, l'industrie a à nouveau supprimé des emplois, 6.000 au total. Exception faite du mois de février au cours duquel le secteur secondaire avait ponctuellement créé 20.000 postes - essentiellement dans l'automobile - l'industrie a détruit des emplois au cours des huit derniers mois."Ces statistiques suggèrent que l'économie américaine reste assez dynamique pour créer environ 175.000 postes chaque mois jusqu'à la fin de l'année. L'ensemble des chiffres récents laissent à penser que le ralentissement économique actuel devrait être de courte durée, permettant ainsi à la Réserve fédérale de poursuivre sa politique de resserrement monétaire progressive", explique Nordine Naam chez Ixis CIB."Compte tenu du caractère graduel de la stratégie monétaire de la Fed, le taux d'intérêt directeur de la banque centrale américaine devrait s'établir à 3,75% à la fin de l'année", estime ainsi Stephen Gallagher à la Société Générale. Mardi, l'institution a relévé à 3% son taux directeur, confiante dans la solidité des fondamentaux de l'économie américaine (voir ci-contre).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :