Le déficit commercial des Etats-Unis s'est aggravé en juin

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C'est devenu un leitmotiv. Le pétrole a de nouveau aggravé le déficit commercial des Etats-Unis en juin dernier. Après avoir atteint 55,4 milliards de dollars en mai, le déficit commercial s'est de nouveau creusé en juin, progressant de 6,1% à 58,8 milliards a indiqué le département du Commerce.En effet, sous le coup de la hausse des cours du brut sur les marché pétroliers, la facture énergétique des Etats-Unis a de nouveau gonflé en juin dernier. Les importations de produits pétroliers ont atteint un niveau record à 19,9 milliards de dollars entraînant un déficit de la balance pétrolière de 17,8 milliards de dollars sur la période.Cette nouvelle dégradation de la balance commerciale des Etats-Unis était attendue. Elle était toutefois sous-estimée par les économistes qui tablaient sur un déficit commercial plus modéré à 57,2 milliards de dollars. De fait, le déficit de juin est le troisième plus important enregistré par la première économie du monde.Mais la hausse des cours du pétrole ne constitue pas la seule explication de la dégradation de la balance commerciale américaine. La consommation des ménages, le principal moteur de la croissance outre-atlantique, reste toujours aussi solide et continue d'aggraver les comptes extérieurs des Etats-Unis. En hausse de 2,1% à 165,6 milliards de dollars sur la période, les importations atteignent un niveau record. Quant aux exportations, elles restent stables à 106,8 milliards de dollars. Un record également.Sur le plan géographique, le département du Commerce précise que le déficit a de nouveau atteint un niveau record. Il a bondi de 11,7% à 17,6 milliards de dollars pour représenter près de 30% du déficit total des Etats-Unis. Hausse des cours du brut oblige, il a également progressé avec l'OPEP (+6,6% à 7,7 milliards de dollars). Il a également augmenté avec son voisin canadien (+13,7% à 5,4 milliards de dollars) et avec l'Union européenne (+2,7% à 10,8 milliards).Et les prochaines statistiques ne devraient pas s'améliorer au cours des prochains mois. Car, si en juin, le cours du brut de référence américain WTI oscillait entre 55 et 60 dollars, il s'est emballé depuis pour dépasser la barre des 65 dollars.

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