Fin d'année difficile pour la zone euro

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Une fin d'année difficile. Selon les statistiques rapides publiées par l'Office européen des statistiques Eurostat, la croissance économique de la zone euro a progressé de 2% en 2004, marquée par une décélération de l'activité économique au quatrième trimestre. En effet, entre octobre et décembre, le PIB de la zone euro n'a progressé que de 0,2%.Pour mémoire, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France, l'Allemagne, l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, l'Autriche, le Portugal et la Finlande composent la zone euro. Cette estimation rapide réalisée par Eurostat est basée sur les données disponibles de quelques pays, notamment la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. A ce stade, Eurostat ne livre aucun détail sur les composantes de la croissance.En dépit de ce très net ralentissement de l'activité au second semestre, la croissance de la zone euro dépasse largement celle enregistrée en 2003 (+0,5%). Quant à la croissance économique de l'ensemble de l'Union européenne - l'Europe des 25 - elle progresse de 0,3% au quatrième trimestre et de 2,3% sur l'ensemble de l'année (contre 0,9% en 2003).Ces performances s'inscrivent en dessous des prévisions d'automne de la Commission européenne. Bruxelles tablait alors sur une croissance de 2,1% pour la zone euro et de 2,5% pour l'Europe des 25. La croissance de la zone euro est marquée par la très nette hétérogénéité des performances nationales. Si l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Grèce ont enregistré une légère récession de leurs économies au quatrième trimestre, la France et l'Espagne ont joué les locomotives.Et cette hétérogénéité devrait perdurer cette année, pesant de ce fait sur la croissance de la zone euro. Le début d'année s'annonce particulièrement difficile. La Commission européenne a révisé à la baisse de 0,1 point sa prévision de croissance pour le premier trimestre. Elle devrait être comprise dans une fourchette de 0,2 à 0,6%. Une performance que la zone euro devrait à nouveau enregistrer au deuxième trimestre.La semaine dernière, le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, avait admis que la dynamique des économies européennes n'était pas très brillante. Il reconnaissait toutefois que certains "indices positifs" lui permettaient de maintenir une prévision de croissance de 2% dans la zone euro en 2005. A l'automne dernier, Bruxelles avait révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2005, de 2,3% à 2%, en raison essentiellement de la hausse des prix du pétrole.

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