Le chômage continue de baisser en Allemagne

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La tendance se confirme. Selon l'Agence fédérale pour l'emploi, le nombre de demandeurs d'emplois a reculé pour le quatrième mois consécutif en juin.D'après l'institution, le nombre de chômeurs a baissé de 103.000 personnes pour descendre à 4,7 millions. Résultat, le taux de chômage de la population active s'établirait à 11,3% de la population active en données brutes, contre 11,6% en mai dernier.En données corrigées de variations saisonnières, plus représentatives de la réalité du marché de l'emploi outre-Rhin, la baisse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi a été plus modeste puisque seulement 23.000 personnes auraient repris une activité. Une statistique qui dépasse toutefois les attentes des économistes qui avaient misé sur une baisse d'environ 6.000 personnes en CVS du nombre de chômeurs Cette amélioration sur le front de l'emploi devrait donner un peu de baume au coeur au gouvernement de Gerhard Schröder, à l'approche des élections législatives anticipées qui se dérouleront en septembre prochain. Après avoir passé à la hausse la barre particulièrement symbolique des cinq millions de chômeurs en janvier dernier, le chômage opère un mouvement de repli qui se confirme depuis de mois en mois. Ce pic du chômage avait été consécutif à la mise en vigueur, le 1er janvier dernier, de la réforme Harz IV qui comptabilise en tant que chômeurs les bénéficiaires de l'aide sociale."Il faut toutefois relativiser ces chiffres, cette baisse du nombre de chômeurs étant surtout due à la dilution des effets négatifs de la réforme Harz IV. Au total, l'économie allemande n'a créé que 4.000 emplois au cours du mois de juin", tempère Sylvain Broyer chez Ixis CIB.Toujours est-il que ce reflux du chômage pourrait avoir un impact psychologique sur le moral des ménages et donc sur leur consommation - atone depuis 2001 - en raison notamment des craintes des Allemands quant à la sécurité de leur emploi. Depuis cette date, seules les exportations soutiennent péniblement la croissance de la première économie de la zone euro.

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