MG Rover placé sous administration judiciaire

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La crise s'aggrave pour MG Rover. Confronté à de graves difficultés financières qui ont notamment occasionné un arrêt temporaire de la production jeudi dernier et provoqué l'échec des négociations de reprise par le chinois SAIC (Shangai Automotive Industry Corporation), le constructeur britannique a annoncé ce vendredi qu'il se plaçait sous administration judiciaire.A l'issue d'une réunion avec le cabinet PriceWaterHouseCoopers (PwC), la maison mère du groupe, la holding Phoenix Venture, a annoncé que "le conseil d'administration prend les mesures nécessaires pour nommer des administrateurs de PwC pour MG Rover". En attendant que les administrateurs ne dévoilent leur plan pour sauver le dernier fleuron de l'industrie automobile britannique, "tous les employés sont appelés à venir travailler normalement lundi", précise le groupe dans un communiqué. Cette annonce constitue également un coup dur pour le gouvernement de Tony Blair qui, pour assurer la réussite des négociations entre MG Rover et SAIC, avait promis un prêt public de 146 millions d'euros devant garantir la survie du constructeur. La faillite de MG Rover provoquerait la mise au chômage de plus de 6.000 personnes. Indirectement, plus de 18.000 emplois seraient menacés. Dans l'immédiat, le gouvernement britannique a décidé de débloquer une aide d'urgence de 56 millions d'euros pour aider MG Rover à payer ses fournisseurs.En 2003 - les comptes de 2004 n'ont pas encore été publiés - MG Rover n'a pu faire mieux que de limiter ses pertes à 111 millions d'euros, contre 138,5 millions en 2002. Désormais, le constructeur ne représente plus que 3% du marché britannique, et moins de 1% du marché européen. En mars, MG Rover a vendu 12.545 voitures, soit une baisse de 17% sur un an.

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