La demande de pétrole plus forte que prévu en 2005

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Le froid et la vigueur des deux locomotives de la croissance mondiale que sont les Etats-Unis et la Chine: tels sont les facteurs à l'origine d'une accélération de la demande de pétrole en 2005 selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Compte tenu de ces facteurs, la demande quotidienne de pétrole devrait s'élever 84,3 millions de barils cette année, soit 330.000 barils supplémentaires par jour. L'AIE a également revu à la hausse ses prévisions de consommation à 82,5 millions de barils par jour en 2005 (+40.000 barils par jour).Pour expliquer cette décision, l'AIE évoque la vague de froid qui a frappé à la fois l'Amérique du Nord en ce début d'année mais également une grande partie des pays de l'Union européenne, augmentant dans de larges proportions la demande de produits pétroliers. Selon l'Agence, la chute des températures est susceptible d'accroître de plus de 100.000 barils par jour la demande en 2005.L'AIE justifie également cette décision par le fait que la croissance américaine devrait rester très dynamique au cours des six premiers mois de l'année. La vitalité de la première économie du monde devrait provoquer une augmentation de la consommation des Etats-Unis de 130.000 barils par jour en 2005. Conséquence directe du dynamisme américain, la Chine devrait également voir sa consommation de pétrole augmenter cette année. Une hausse estimée à 100.000 barils par jour, portant ainsi la consommation chinoise quotidienne de pétrole à 6,883 millions de barils par jour (+7,9% par rapport à 2004). L'AIE note toutefois une décélération de la boulimie chinoise par rapport à l'année dernière. En 2004, la consommation avait bondit de 15,6% par rapport à l'année précédente.L'Agence souligne que la nervosité actuelle sur les marchés pétroliers est certes la conséquence de la vague de froid mais également de la consommation accrue de kérosène. "La réalité, c'est que la consommation de pétrole a rattrapé les capacités de production et de raffinage existantes. Les limites des capacités sont à nouveau mises à l'épreuve par la forte croissance de la demande, soutenant les cours", expliquent les experts de l'Agence.Mercredi, à Londres, le Brent a franchi la barre des 54 dollars pour la première fois de son histoire. Dans le même temps, à New York, le cours du baril a frôlé son précédent record datant du 25 octobre dernier (55,67 dollars), à 55,65 dollars. Concernant la prochaine réunion de l'OPEP, le 16 mars prochain, l'AIE estime que "toutes les options restent ouvertes. L'impression du marché début mars est qu'aux cours actuels, les plafonds de production et la fourchette de prix de référence, actuellement suspendue, ont peu de chances d'être modifiés pour l'instant".

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