Jean-Claude Trichet reste confiant sur l'issue du référendum

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Une large revue de détail. Dans son discours prononcé devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Jean-Claude Trichet a passé en revue les principaux sujets concernant l'avenir de l'Union européenne.A tout seigneur, tout honneur, l'un des premiers points abordés par le président de la Banque centrale européenne (BCE) fut le referendum, et son issue incertaine, sur le projet de traité constitutionnel organisé en France le 29 mai prochain. "Sur le référendum, mon hypothèse de travail est un oui", a-t-il expliqué, précisant qu'en cas de rejet de ce projet, il gardait "confiance dans le fait qu'après réflexion entre toutes les institutions européennes, une solution serait trouvée. Mais je ne conteste pas le fait que la situation est certainement complexe".Au sujet du Pacte de stabilité et de croissance que la France, l'Allemagne et l'Italie ne devraient pas respecter cette année en raison d'une croissance économique trop faible, Jean-Claude Trichet a martelé que son application stricte était nécessaire. "C'est vrai pour tous les pays que vous avez mentionnés, l'Allemagne, la France, c'est vrai aussi pour l'Italie, c'est vrai pour tous les pays, c'est vrai aussi pour les nouveaux pays arrivants, tous doivent appliquer le pacte de stabilité et de croissance de manière ferme, stricte et rigoureuse. C'est extrêmement important, c'est la crédibilité de tout le système européen, de la zone euro et de l'union économique et monétaire qui est en jeu". Ce pacte impose aux pays de l'Union européenne un déficit publique inférieur à 3% de leur PIB. Concernant les perspectives d'inflation, dont la maîtrise constitue l'objectif principal de la BCE, l'ancien président de la Banque de France a déclaré que grâce à sa crédibilité, la l'institution monétaire européenne "était parvenue à contrôler l'inflation et à arrimer les perspectives d'inflation dans la zone euro à un niveau très bas dans tous les pays de la zone euro". Au cours des mois à venir, il est probable que le taux d'inflation IPCH [harmonisé entre les pays de la zone euro] se maintienne autour des niveaux actuels, reflet en partie des pressions haussières sur les prix de l'énergie qui résultent des hausses des prix du pétrole. Dans l'ensemble, nous ne voyons toujours pas de preuves significatives d'une accumulation à l'intérieur de la zone euro des pressions inflationnistes sous-jacentes." Cet objectif unique de stabilité des prix, qui empêche selon certains économistes la BCE de prendre des mesures pour relancer la croissance - notamment une baisse des taux d'intérêts - n'est absolument remis en cause. L'institution devrait continuer à jouer la carte du statu quo monétaire dans les prochains mois, bien que "les derniers indicateurs disponibles sur l'activité économique suggèrent que la croissance modeste observée au second semestre de 2004 va se poursuivre au premier semestre de 2005", souligne Jean-Claude Trichet.Enfin, le président de la BCE, rejoignant l'avis de son homologue de la Fed, Alan Greenspan, a précisé que "les devises d'un certain nombre de pays asiatiques émergents sont sous-évaluées comparé aux grandes devises internationales, en particulier l'euro et le dollar. C'est le cas de la monnaie chinoise et pas seulement de la monnaie chinoise".

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