Bruxelles hausse le ton face à la Chine sur le dossier textile

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Changement de stratégie. Face à l'absence de mesures prises par le gouvernement chinois pour limiter rapidement et efficacement ses exportations vers le Vieux continent, la Commission européenne a décidé de lancer des consultations formelles avec la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur deux produits sur les neufs catégories pour lesquelles Bruxelles avait engagé une procédure d'enquête en avril dernier (voir ci-contre): les tee-shirts et le fil de lin. De fait, cette requête entraîne une limitation automatique des exportations chinoises au niveau des douze premiers mois des quatorze derniers mois, avec une majoration de 7,5%. Bruxelles précise dans un communiqué que les chiffres retenus seront ceux de l'année 2004 - au cours de laquelle les exportations étaient soumises à des quotas - ainsi que ceux des deux premiers mois de l'année 2005. Les quotas ne sont plus en vigueur depuis le premier janvier dernier.En cas de refus d'obtempérer de la part de Pékin - qui se dit prêt à coopérer et à dialoguer selon le ministre du Commerce Bao Xilai en visite à Paris récemment (voir ci-contre) - , la Commission européenne, par la voie de son commissaire européen pour le Commerce Peter Mandelson, pourrait imposer ses propres quotas.Cette défense énergique de la part de la Commission européenne intervient après la décision américaine, prise vendredi, de rétablir des quotas sur trois catégories de textiles chinois. Selon la fédération textile américaine (NCTO), les importations de produits textiles "made in China" ont connu une croissance exponentielle depuis le début de l'année. Par exemple, les pantalons et les chemises en coton ont respectivement bondi de 1.519% et de 1.350%. Conséquence, pour protéger une industrie textile américaine moribonde et pour éviter un creusement plus important du déficit commercial, l'administration Bush a décidé de limiter à 7,5% la hausse des importations de chemises et de pantalons en coton, ainsi que de sous-vêtements en provenance de Chine en 2005. La demande de consultation formelle doit être adoptée par la Commission européenne puis soumise à l'approbation des Etats membres. Cette procédure devrait être bouclée à la fin du mois de mai. le gouvernement chinois a donc encore quelques semaines devant lui pour réagir.

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