La demande de pétrole devrait s'assagir en 2005

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Apaisement ou simple pause avant une prochaine explosion de la demande ? Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le marché pétrolier mondial est actuellement "en quête d'un nouvel équilibre" après la forte hausse de la demande enregistrée en 2004. La flambée des cours de part et d'autre de l'Atlantique n'est que le symptôme de ce "changement de paysage", estime les experts de l'AIE dans leur rapport mensuel. "Nous sommes en train d'entrer dans une nouvelle phase, en plusieurs cycles, pas forcément une nouvelle ère, mais une phase qui pourrait durer un certain temps", estime l'institution liée à l'OCDE.Cette année, l'AIE anticipe une hausse de 2,2% de la demande à 84,3 millions de barils par jour. Bien que cette prévision soit revue à la hausse de 0,1 point par rapport à la précédente, ce rythme de croissance anticipé est plus modéré que celui enregistré en 2004. L'année dernière, la demande mondiale de pétrole avait progressé de 3,5%, stimulée par les fortes consommations américaine et chinoise.Par ailleurs, dans son rapport, l'AIE souligne les divergences des experts du secteur sur le paradoxe actuel du marché pétrolier, qui voit des cours élevés coïncider avec des stocks de pétrole importants dans les pays consommateurs, notamment aux Etats-Unis. Si certains spécialistes expliquent cette situation paradoxale par l'action des spéculateurs, d'autres y voient le signe d'une baisse prochaine des cours. De leur côté, les experts de l'AIE estiment que ce phénomène est à mettre au compte de problèmes à la fois cycliques et régionaux. Au premier trimestre, l'AIE constate que la demande de pétrole a été un peu moins forte qu'anticipé, avec une hausse de 1,83 million de baril par jour, soit 0,29 million de moins que prévu. Les demandes américaine et chinoise ont "nettement ralenti" par rapport à celles enregistrées un an plus tôt. Si la demande des Etats-Unis a progressé de 1,2%, contre 1,7% l'an dernier, celle de la Chine n'a augmenté que de 4,5%, contre un bond de 19,3% au premier trimestre 2004. Et cette tendance au ralentissement devrait perdurer dans les prochains mois, la pression de la demande continuant "de s'apaiser en Chine et aux Etats-Unis, tandis que la demande européenne a été revue en baisse", précise l'AIE.Enfin, pour les trois derniers mois de l'année, période au cours de laquelle la demande augmente traditionnellement, faisant grimper les cours, les experts de l'AIE se veulent rassurants. Ils tablent sur une demande en hausse de 1,7 million de barils par jour, contre une hausse de 2,4 millions sur la même période de 2004. Ces prévisions pourront toutefois être revues à la hausse en fonction du rythme de croissance de l'économie américaine et des conditions météorologiques aux Etats-Unis.Du côté de l'offre, l'AIE rappelle que la demande prévisible annuelle adressée à l'Opep en 2005 demeure fixée à 28,5 millions de barils par jour, soit 0,30 million de plus qu'en 2004.

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