L'OMC prévoit une nette décélération du commerce mondial en 2005

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Selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la croissance du commerce mondial de marchandises devrait se tasser en 2005 en raison du ralentissement économique anticipé dans l'ensemble des pays industrialisés. Après une année 2004 exceptionnelle, au cours de laquelle le commerce a bondi de 9%, les échanges commerciaux internationaux ne devraient progresser que de 6,5% en 2005.Dans un communiqué, l'OMC explique que les échanges devraient reproduire mais également amplifier le ralentissement de la croissance économique mondiale dont la progression devrait osciller entre 3 et 3,5% cette année, contre un taux de croissance de 4% en 2004. Un ralentissement qui a déjà commencé à se faire sentir au deuxième semestre 2004. "La variation de la croissance du PIB mondial s'accompagne de variations plus importantes de la croissance du commerce mondial", précisent les experts de l'OMC.L'institution genevoise explique ce ralentissement de l'activité par la hausse des taux d'intérêts - la Réserve fédérale devrait poursuivre son resserrement monétaire progressif entamé en juin 2004 - et par le renchérissement des matières premières, et notamment du pétrole. Elle prévient toutefois qu'un affaiblissement marqué des secteurs informatiques et des télécommunications pourrait provoquer un repli encore plus important du commerce mondial en raison de la part de ces secteurs dans les échanges internationaux.Selon l'OMC, l'augmentation des besoins des pays de l'ex-URSS, du Moyen-Orient, d'Amérique latine et du continent africain devrait soutenir le commerce mondial et tempérer en partie le ralentissement des exportations de la zone euro et du Japon, qui seront pénalisés par la dépréciation de leurs monnaies respectives face au dollar. En ce qui concerne les Etats-Unis, l'économiste en chef de l'OMC, Patrick Low, estime que "leurs exportations pourraient bien s'améliorer compte tenu de la dépréciation du dollar". Une chute du dollar qui n'a cependant pas empêché les importations de croître à un rythme supérieur à celui des exportations en 2004, provoquant de ce fait un déficit commercial record de 617 milliards de dollars.

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