L'Italie paralysée par une grève générale

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Les chances de Silvio Berlusconi de remporter les élections législatives en avril 2006 se réduisent comme peau de chagrin. Non seulement l'économie italienne s'inscrit à la traîne de la croissance européenne, mais un mouvement de grève paralyse aujourd'hui le pays. Il s'agit de la cinquième grève générale depuis que Silvio Berlusconi a pris les rênes du pays en 2001. Dénonçant les coupes budgétaires prévues en 2006 par le gouvernement du Premier ministre Silvio Berlusconi, les quatre fédérations syndicales représentant plus de la moitié de la population active ont appelé les 23 millions de salariés italiens à la grève. Les premières estimations syndicales en fin de matinée ont fait état de plusieurs centaines de milliers de manifestants et d'un taux d'adhésion de 80% des employés de la fonction publique. Alors que ce mouvement sévissait dans les transports en commun, les administrations, les établissements bancaires et les hôpitaux, Alitalia a annulé des centaines de vols nationaux et internationaux. En plein marasme économique, la croissance devrait être nulle en 2005 alors que le déficit public s'établit à 4,3% du PIB et la dette publique à 106% du PIB. Le gouvernement italien a difficilement élaboré un projet de budget prévoyant environ 20 milliards d'euros de réduction de dépenses. Des économies considérées comme insuffisantes par la Commission européenne, qui a également exprimé son scepticisme sur la capacité de la péninsule à abaisser en deçà de 3% du PIB le montant de sa dette en 2007. Cela fait depuis 2003 que l'Italie dépasse ce seuil fixé par le Pacte de stabilité de l'Union Européenne. Silvio Berlusconi a jugé cette grève "absolument inutile" et dénoncé "une conjuration de la part de l'opposition qui consiste à falsifier scientifiquement ce qu'a fait ce gouvernement". D'après les derniers sondages, Romano Prodi devrait battre l'actuel Premier ministre de 12% lors des prochaines élections législatives de 2006. Un score qui pourrait être amplifié par le mouvement social qui paralyse aujourd'hui le pays.

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