Le pétrole tutoie à nouveau les sommets

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Nouvelle flambée du pétrole ou épiphénomène ? L'avenir nous le dira. En attendant, les cours de l'or noir sont en nette hausse de part et d'autre de l'Atlantique. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de brut pour livraison en avril s'appréciait de 1,45 dollar à 54,50 dollars en fin d'après-midi à Paris, un plafond depuis le 26 octobre. Dans le même temps, à Londres, le Brent a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 52 dollars. A l'origine de cette brutale hausse de cours, les inquiétudes liées aux récentes déclarations du secrétaire général par intérim de l'Opep, Adnane Chihabeddine qui, dans le quotidien koweïtien Al-Qabas, a déclaré qu'il était possible que le prix du pétrole puisse atteindre les 80 dollars dans les deux ans à venir. Il a néanmoins indiqué que les cours ne pourraient pas se maintenir très longtemps à un tel niveau.Des propos qui apportent de l'eau au moulin de l'Opep. La semaine dernière, le chef de file de l'Organisation, le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naimi, avait jugé que les prix du brut devraient se maintenir entre 40 et 50 dollars le baril cette année. La vague de froid qui sévit en Amérique du Nord pèse également sur le marché. "Même si la baisse des stocks de gaz naturel a été moins forte que prévu, le temps reste froid" dans le nord de l'Amérique du Nord, ce qui dope la consommation de fioul domestique dans cette région, celle qui consomme le plus de pétrole au monde", a précisé à l'AFP Marshall Steeves, analyste de Refco. Pour mémoire, les stocks de gaz naturel américains ont baissé de 3,03 milliards de mètres cubes à 45,65 milliards la semaine dernière. Malgré cette baisse, ils restent encore supérieurs à ceux de l'an dernier à la même époque.

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