La consommation des Américains affectée par la hausse de l'essence en septembre

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Conformément aux attentes, la consommation des ménages américains a augmenté de 0,5% en septembre par rapport au mois précédent. Une hausse attribuable en grande partie à la vigueur des prix de l'essence. Les cours du pétrole avaient atteint un plus haut le 30 août après le passage de l'ouragan Katrina sur la côte Est américaine. En revanche, hors inflation, la consommation a reculé de 0,4%, après un recul de 1% au mois d'août. L'importance du facteur inflationniste observé ces dernières semaines renforce encore la probabilité de voir la Réserve Fédérale (Fed) poursuivre le resserrement de sa politique monétaire ce mardi. La banque centrale américaine devrait ainsi relever ses taux pour la douzième fois d'un quart de point, pour les porter à 4%.Comme prévu, les achats d'automobiles ont reculé en septembre à 16,4 millions de véhicules vendus, contre 16,8 en août et 20,9 millions en juillet, en raison de la fin de la période de promotions consenties par les grands producteurs. Parallèlement, les revenus ont bondi de 1,7% en septembre par rapport au mois d'août, la plus forte progression depuis décembre 2004, supérieure à la hausse de 0,3% du consensus. Il faut dire que le département du Commerce a révisé à 240 milliards de dollars les dégâts provoqués par Katrina sur les biens non assurés au mois d'août contre les 100 milliards estimés auparavant. D'où un effet de rebond des revenus au mois de septembre. Ce mois-ci, "les salaires n'ont augmenté que de 0,4%", souligne Mitul Kotecha, économiste chez Calyon. Les dépenses ayant augmenté à un rythme moins soutenu que les recettes, le taux d'épargne a légèrement progressé, à -0,4% contre -1% au mois d'août.Le secteur manufacturier encore plus en forme que prévuAlors qu'il était attendu en recul à 57,4 points, l'indice d'activité PMI du secteur industriel de la région de Chicago a progressé à 62,9 points en octobre après 60,5 points en septembre. "Cette progression traduit aussi bien le recul du prix du baril que l'effet de la reconstruction après les ouragans", indique Mitul Kotecha, économiste chez Calyon. Un indice au-dessus de 50 points reflète une augmentation de l'activité dans le secteur manufacturier.

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