La production industrielle américaine se relève des ouragans

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Globalement en ligne avec les attentes des économistes qui tablaient sur une hausse de 1%, la production industrielle américaine a gagné 0,9% au mois d'octobre. L'indice avait reculé de 1,5% le mois précédent en raison des ravages des ouragans Katrina et Rita sur la côte sud des Etats-Unis. "Le retour à la normale dans plusieurs secteurs touchés par les cyclones et la fin d'une grève chez un constructeur aéronautique important ont contribué significativement à la hausse de la production" en octobre, a expliqué la Réserve Fédérale (Fed) dans un communiqué. La Fed fait ainsi référence à la grève chez Boeing qui avait paralysé les chaînes de production en septembre pendant près d'un mois."Voilà qui devrait renforcer la vigueur du dollar et contribuer à la création d'emplois dans le secteur manufacturier, qui en a manqué cruellement ces derniers temps", commente Mitul Kotecha, économiste chez Calyon.Corollaire à cette hausse de la production, le taux d'utilisation des capacités industrielles est passé de 78,9% en septembre à 79,5% au mois d'octobre. Selon certains économistes, ce chiffre s'approche d'une zone généralement propice aux tensions inflationnistes. "Historiquement, 81% est le palier au delà duquel apparaissent des goulets d'étranglement qui favorisent les hausses de prix", explique Joseph La Vorgna, économiste chez Deutsche Bank, interrogé par Bloomberg. Mais la Fed ne compte pas baisser la garde sur le risque inflationniste, après avoir déjà relevé son taux directeur pour la douzième fois consécutive à 4% au début du mois. La rigueur de la politique monétaire se fait d'ailleurs déjà ressentir sur le marché immobilier. Annoncées ce matin par le département du Commerce, les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont reculé de 5,6% en octobre par rapport à septembre, à 2,014 millions d'unités en rythme annuel, niveau le plus faible depuis mars 2005. Les permis de construire, qui présagent de la construction à venir, ont de leur côté reculé de 6,7%, leur plus fort déclin depuis septembre 1999.

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