L'inflation américaine reste contenue

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Dans le sillage des cours du pétrole, la flambée des prix à la consommation s'est tassée aux Etats-Unis en octobre. Alors que les prix à la production ont continué de progresser significativement le mois dernier, les prix à la consommation ont progressé de seulement 0,2%. L'indice sous-jacent, qui exclut les éléments volatils comme l'énergie et les produits alimentaires frais, a évolué au même rythme. "Les coûts de l'énergie, qui avaient augmenté fortement sur chacun des trois mois précédents, ont reculé de 0,2% en octobre", a souligné le département du Travail pour expliquer les chiffres mensuels. L'indice avait atteint un pic jamais vu depuis 25 ans au mois de septembre, à 1,2%, en raison d'une facture pétrolière nettement alourdie après le passage des ouragans. Les analystes du consensus recueilli par Bloomberg tablaient sur une stabilité des prix à la consommation et sur une hausse de 0,2% de l'indice sous-jacent. La hausse de ce dernier est surtout le fait des prix du gaz naturel, des coûts médicaux, des prix de billets d'avion et des hôtels. Cette évolution devrait encourager la Réserve fédérale (Fed) à poursuivre le resserrement de sa politique monétaire à un rythme modéré. La Fed a encore augmenté d'un quart de point son taux directeur à 4% au début du mois. En revanche, il y a peu de risque que la Fed accentue sa rigueur monétaire en raison de la progression de l'inflation sous-jacente. "Même si cet indicateur devrait poursuivre sa hausse dans les prochains mois, la contagion de la flambée des prix de l'énergie vers le reste de l'économie se trouve limitée pour plusieurs raisons: la capacité des entreprises à répercuter la flambée des coûts de l'énergie sur leur prix de vente reste faible, et leur profit sont suffisamment élevés pour qu'elles ne relèvent pas leurs tarifs", estime Marie-Pierre Ripert, chez Ixis.La Réserve fédérale devrait donc se contenter de prévenir les risques inflationnistes en poursuivant progressivement la remontée des ses taux. "Néanmoins, dans la mesure où une grande partie du chemin a déjà été effectuée en matière de resserrement monétaire (le taux des Fed funds est passé de 1% en juin 2004 à 4% le 1er novembre dernier), l'augmentation à venir devrait être plus limitée, ramenant le taux monétaire américain à un niveau de 5% d'ici l'automne 2006", estime Nathalie Dezeure, chez Natexis.

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