Le moral des financiers allemands au beau fixe

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Décidément, la première économie européenne semble sortir de l'ornière. Le moral des investisseurs allemands, mesuré par l'indice Zew, a grimpé en décembre à son plus haut niveau depuis février 2004. Le baromètre s'est envolé à 61,6 points en décembre, un bond surprise de 22,9 points, alors que les économistes avaient parié sur un indicateur à 41 points seulement. Cette amélioration s'explique par un réveil des investissements industriels, qui se reflète dans l'augmentation des commandes domestiques. La force du dollar face à l'euro et une économie mondiale solide soutiennent aussi les perspectives à l'exportation, le grand point fort des entreprises allemandes. Par ailleurs, les incertitudes politiques, qui avaient pesé sur le moral des financiers les mois précédents, se sont dissipées.Pour Sylvain Broyer, économiste chez Ixis, trois autres éléments ont contribué à doper les attentes: la forte montée de la Bourse de Francfort ces dernières semaines, un ralentissement de l'inflation plus marqué que prévu, lié à la détente des prix du pétrole, et la perspective de conditions de crédits toujours favorables dans la zone euro. De fait, après avoir remonté son principal taux directeur d'un quart de point à 2,25% le 1er décembre, la Banque centrale européenne (BCE) "a clairement indiqué que la politique monétaire allait rester accommodante encore pour un moment", rappelle l'analyste. Le baromètre Zew - établi à partir d'un sondage auprès de 317 analystes et investisseurs financiers - est avec l'indice du climat des affaires Ifo un indicateur de confiance très suivi qui permet d'anticiper l'évolution de l'économie à moyen terme. L'indice Ifo de décembre doit être publié vendredi. La première agence de notation mondiale Standard and Poor's a déjà relevé hier sa prévision de croissance pour l'Allemagne en 2006 à +1,6% contre +1,1%, misant à la fois sur les exportations, les investissements industriels mais aussi un sursaut de la consommation des ménages. Les Allemands devraient en effet être enclins à dépenser avant l'entrée en vigueur en 2007 de l'augmentation à 19% (contre 16% actuellement) de la TVA.

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