Les prix à la consommation américains reculent dans le sillage de l'énergie

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Le plus fort recul depuis 1949! Dans le sillage des prix de l'énergie, les prix à la consommation américains ont cédé 0,6% en novembre par rapport à octobre. De son côté, l'indice sous-jacent d'inflation, qui exclut les éléments volatils tels que les produits frais et l'énergie, a progressé de 0,2% en raison des produits de santé et de communication, conformément aux attentes des économistes. En revanche, ces derniers ne s'attendaient pas à un tel déclin de l'inflation globale, qu'ils anticipaient en recul de seulement 0,4%. Ce repli est essentiellement attribuable à une baisse record de 8% des prix de l'énergie, tirée par une chute de 16% de l'essence. Les prix de l'énergie avaient bondi de 5% en août et de 12% en septembre après le passage des cyclones Katrina et Rita sur le sud du pays, qui avaient paralysé une grande partie des capacités de production pétrolière du pays.En rythme annuel, les prix à la consommation ont grimpé de 3,6% en novembre contre une progression de 4,3% le mois précédent. "En dépit des avertissements de la Réserve Fédérale (Fed), nous restons sceptiques sur les pressions inflationnistes à venir en raison d'une croissance américaine inférieure à son rythme de croisière en 2006", indique Marie-Pierre Ripert, économiste chez Ixis. Lors de leur réunion de politique monétaire mardi dernier, les sages de la Fed n'ont pas hésité à lancer une alerte sur l'inflation, qui n'exclut pas qu'elle ait à recourir à une politique restrictive l'an prochain.La production industrielle américaine dépasse les attentesPour ne pas déroger à la série de données macro-économiques meilleures que prévu publiées depuis plusieurs semaines outre-Atlantique, la production industrielle a progressé de 0,7% en novembre par rapport à octobre, alors qu'elle était attendue à 0,5% par le consensus des économistes Ixis. De plus, la production industrielle du mois précédent a été révisée à 1,3% contre 0,9% calculé précédemment par la Réserve Fédérale. "Voilà qui devrait encourager cette dernière à poursuivre sa politique monétaire restrictive", souligne Daragh Maher, économiste chez Calyon.

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