Résultats annuels en forte hausse pour ABN Amro

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En 2004, le groupe de banque et d'assurance néerlandais ABN Amro a enregistré une hausse de 30% de son bénéfice net à 4,109 milliards d'euros, pour un produit net bancaire (PNB) en hausse de 4,6% à 19,79 milliards d'euros. Au quatrième trimestre, l'activité du groupe sera restée particulièrement soutenue. En effet, entre octobre et décembre, le bénéfice net trimestriel a progressé de 32% à 1,137 milliard d'euros.Ces résultats dépassent les prévisions du groupe, qui visait une hausse de 10% de son résultat net, mais aussi celles du marché. Les opérateurs interrogés par Reuters n'avaient anticipé qu'une légère progression du résultat net à 3,68 milliards d'euros, ainsi qu'une stabilité des recettes à 18,77 milliards d'euros.En 2004, hors éléments exceptionnels, le bénéfice net du groupe s'élève à 3,707 milliards d'euros, en hausse de 17,3%. Sur le seul quatrième trimestre, ce résultat, hors exceptionnels, s'inscrit en hausse de 13,1% à 948 millions d'euros. Quant au PNB, si l'on ne tient pas compte du produit de la vente de Bank of Asia et de la société de leasing automobile LeasePlan - qui ont rapporté au total 2,5 milliards d'euros -, il ressort à 18,74 milliards d'euros, assez proche des anticipations des analystes.En revanche, le groupe basé à Amsterdam annonce un résultat d'exploitation annuel en baisse (-1,6%), à 6,106 milliards d'euros."Nous avons réalisé de bons résultats en 2004, en dépit des conditions mitigées sur les marchés où nous sommes présents. La croissance est forte aux Etats-Unis, au Brésil et en Asie, mais à nouveau faible en Europe et plus particulièrement aux Pays-Bas", déclare le président du groupe, Rijkman Groenink, dans un communiqué. Ces résultats sont également stimulés par une forte baisse des provisions (-48,7%) grâce à "une stricte gestion des crédits", et par une forte maîtrise des coûts. Ceux-ci ne progressent que de 1,1% sur la période.Pour mémoire, ABN Amro, qui s'est déjà séparé de 10.000 collaborateurs depuis quatre ans, entend réduire à nouveau ses coûts. Grâce à de nouvelles suppressions de postes et à d'importantes restructurations, le groupe espère dégager 770 millions d'euros d'économies par an à partir de 2007.Par ailleurs, la direction a précisé qu'elle envisage de réaliser des petites et moyennes acquisitions, principalement dans le Middle-West des Etats-Unis ainsi qu'en Europe orientale et en Asie. La possibilité d'une nouvelle "fusion entre égaux" serait également à l'étude.Pour l'exercice 2005, en raison de perspectives internationales "partagées", le groupe n'a pas donné de prévisions précises. Un flou qui laisse le marché sceptique. A Amsterdam, le titre recule de 0,72% à 20,68 euros en fin de séance.

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