Après Mercialys, Casino cède de nouveaux murs à une foncière

Casino poursuit sa politique immobilière. Une semaine après l'introduction en Bourse de sa filiale foncière Mercialys (voir ci-contre), le groupe de distribution a cédé les murs de ses entrepôts à Mines de la Lucette. La transaction porte sur 13 sites d'une surface totale de 418.000 m² en France. Le montant de la cession s'élève à 201,5 millions d'euros et comprend 13,5 millions d'euros de travaux pris en charge par Mines de la Lucette entre 2006 et 2014. L'opération devrait être finalisée au cours du premier semestre 2006.A l'instar de Mercialys pour les galeries commerciales, Mines de la Lucette sera chargé de faire fructifier la valeur des murs des entrepôts qu'elle a achetés à Casino. Une gestion qui sera opérée par son actionnaire principal, le fonds immobilier Morgan Stanley Real Estate Funds, qui détient 76,7% de Mines de la Lucette. Le groupe dirigé par Jean-Charles Naouri conservera l'exploitation de ces entrepôts comme c'est également le cas pour les murs cédés à Mercialys. Cette cession s'inscrit dans le cadre d'une politique de désengagement immobilier du groupe de distribution. L'immobilier des galeries commerciales a été regroupé dans la nouvelle foncière Mercialys, alors que les entrepôts et les bureaux de Casino sont donc apportés à Mines de la Lucette, une autre foncière. Casino conservera les murs de ses magasins frappés de l'enseigne du groupe. L'opération permettra à Casino de renforcer ses fonds propres consolidés à hauteur de 305 millions d'euros et de réduire son endettement financier net consolidé de 245 millions d'euros à fin 2005. Elle aura aussi un impact favorable net d'impôts de 97 millions d'euros sur le résultat net part du groupe pour l'exercice 2005. Casino profitera du nouveau régime des Société immobilière d'investissement cotée (SIIC), notamment grâce à l'exonération d'au moins 50% des plus-values de cessions (voir ci-contre).De son côté, Mines de la Lucette vient d'opter, comme Mercialys, pour le nouveau statut SIIC. Elle disposera donc des mêmes avantages fiscaux, notamment celui de l'impôt sur les plus-values latentes des actifs apportés à la société cotée qui ne s'élève qu'à 17,3% contre 35% auparavant. Le titre a terminé la séance en hausse de 1,02% à 59,70 euros à la Bourse de Paris.

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