Victoire judiciaire pour ABN Amro dans la bataille pour Banca Antonveneta

 |  | 470 mots
Lecture 2 min.
La banque néerlandaise ABN Amro a marqué un point aujourd'hui dans sa lutte pour la prise de contrôle de l'établissement italien Banca Antonveneta. Un tribunal de Padoue a en effet confirmé la suspension du conseil d'administration de cette dernière, conseil qui avait été nommé à l'instigation de Banca Popolare di Lodi (BPL), l'établissement italien qui cherche à empêcher ABN Amro de s'emparer d'Antonveneta.Cette décision du tribunal vient conforter un premier jugement rendu sur cette affaire le mois dernier et qui avait déjà suspendu le conseil d'administration de Banca Antonveneta. Selon les deux jugements successifs, le nouveau conseil d'administration est illégitime, ayant été nommé par des actionnaires agissant secrètement de concert.C'est lors de l'assemblée générale de fin avril de Banca Antonveneta qu'un nouveau conseil d'administration a été désigné. Il s'agissait là d'une contre-attaque du "camp italien" contre l'OPA lancée par la banque néerlandaise ABN-Amro, qui détient 20,7% de Banca Antonveneta.Ce projet de rapprochement transfrontalier se heurte en effet à une coalition italienne constituée autour de la BPL. Cette dernière possède près de 30% des actions d'Antonveneta, et regroupe en outre autour d'elle différents investisseurs italiens détenant quelque 10% du capital. L'ensemble constitue donc un bloc d'environ 40%, qui détient naturellement la majorité en assemblée générale.Le problème, c'est que, selon la Consob, gendarme de la Bourse italienne, ces différentes investisseurs ont agi de concert sans faire connaître l'existence de leur coalition. Ce que les tribunaux viennent donc de sanctionner à deux reprises.Cette victoire judiciaire remportée par ABN Amro ne lève cependant pas tous les obstacles pour la banque néerlandaise. Car le juge n'a pas pour autant rétabli dans ses fonctions le précédent conseil d'administration, qui était favorable à ABN Amro. Tout juste a-t-il indiqué qu'il revient désormais aux actionnaires d'Antonveneta de dire si l'ancien conseil d'administration doit être provisoirement remis en place. Et il n'a pas accédé à la demande d'ABN Amro de nommer un commissaire extraordinaire à la tête d'Antonveneta.Reste que le groupe néerlandais voit ainsi sa position de négociation renforcée, alors que selon certaines informations de presse, il envisage de renoncer à son offre. A en croire le quotidien italien Finanza Mercati de ce jour, ABN réfléchirait à la possibilité d'apporter ses titres Antonveneta à l'offre qu'a dû lancer le groupe de ses opposants (avec deux options: en cash à 24,47 euros par action Antonveneta, ou en cash et titres correspondant à 26 euros par titre).ABN Amro s'est en effet fixé comme objectif de remporter au moins 50% des actions de la banque italienne. Mais l'existence en face de lui d'un bloc détenant d'ores et déjà plus de 40% des titres pourrait rendre cet objectif irréalisable.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :