Tiscali n'exclut plus de vendre sa partie française

 |  | 408 mots
Lecture 2 min.
Tiscali lève enfin le voile sur ses intentions concernant sa filiale française, objet de rumeurs depuis plusieurs semaines. Le fournisseur d'accès Internet sarde admet donc qu'une cession n'est pas exclue. C'est ce qu'a révélé le directeur financier du groupe Massimo Cristofori dans un entretien accordé à Bloomberg. "Nous avons reçu beaucoup d'offres. Nous sommes en train de les évaluer", a-t-il expliqué, tout en précisant que la France restait un actif stratégique.Selon les informations recueillies par La Tribune (lire ci-contre), le fournisseur d'accès Internet aurait reçu une dizaine d'offres. Parmi les candidats potentiels, Bouygues Telecom, Free et Neuf Telecom se seraient montrés intéressés. La filiale vaudrait, selon les analystes, entre 150 et 200 millions d'euros.Etranglé par une dette nette de 317 millions d'euros à fin décembre, le groupe doit notamment faire face au remboursement d'une obligation de 250 millions d'euros parvenant à échéance en juillet prochain. Il a déjà levé 170 millions d'euros grâce à la vente d'actifs tels que ses activités en Autriche, Norvège et Suède, et via l'émission d'actions nouvelles. Pour financer le reste de son remboursement, le fournisseur de services Internet songe notamment à un nouvelle émission obligataire ou à d'autres emprunts auprès des banques. Dans un entretien accordé à Reuters, le directeur financier a démenti les rumeurs selon lesquelles le groupe aurait déjà mandaté une banque afin de lever entre 100 et 150 millions d'euros d'obligations.Ces déclarations ont été faites dans le cadre de la publication des résultats annuels. Tiscali a pratiquement atteint ses objectifs. Le chiffre d'affaires est ressorti à 1,075 milliard d'euros (+23%) juste en dessous des 1,1 milliard pronostiqués en novembre. Fin décembre, le groupe détenait 1,65 million d'abonnés à l'ADSL, juste en dessous de son objectif établi à 1,7 million. "Nous ne sommes pas loin de nos objectifs", explique Massimo Cristofori. Reste que sur l'exercice 2004, le déficit net ressort quand même à 170 millions d'euros. Au quatrième trimestre, Tiscali a généré un cash-flow de 7,9 millions d'euros, prouvant qu'il avait réussi, comme il se l'était promis, à subvenir à son besoin en fonds de roulement. "Notre objectif est de se maintenir sur cette tendance en 2005. Même si nous ne pouvons garantir que nous aurons chaque trimestre une trésorerie positive, notre but est d'avoir un solde positif sur l'année", explique le directeur financier.A Milan, le titre Tiscali monte de 2,32% en fin de journée, à 2,69 euros.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :