George W. Bush chante les louanges des relations transatlantiques

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George W. Bush a donné le coup d'envoi officiel lundi à sa tournée de séduction européenne. A l'occasion d'un discours prononcé depuis Bruxelles, le président américain a commencé par appeler de ses voeux "une nouvelle ère transatlantique". "L'Amérique soutient une Europe forte car nous avons besoin d'un partenaire solide dans la rude tâche de faire avancer la liberté dans le monde", a défendu le président, qui a également engagé les Européens à enterrer le "désaccord passager sur l'Irak". Le président leur a ainsi demandé d'apporter une "aide tangible politique, économique et en matière de sécurité".Et de poursuivre ensuite sur les grands sujets de politique internationale. Concernant le Liban, dont le Premier ministre Rafic Hariri vient d'être assassiné, George Bush a plaidé pour le retrait de la Syrie du territoire, dont la présence est de plus en plus critiquée par la communauté internationale. "La Syrie doit mettre fin à son occupation du Liban". Autre sujet évoqué, l'Iran. "Le régime iranien doit arrêter de soutenir le terrorisme et ne doit pas développer d'armes nucléaires", a-t-il déclaré. Pour le président américain, l'Europe ne s'arrête ni à la frontière polonaise ni aux pays baltes. George W. Bush a ainsi incité la Russie à "réaffirmer son engagement en faveur de la démocratie" et appelé à mettre ces réformes au coeur de la relation avec Moscou, ce "afin que la Russie puisse progresser en tant que nation européenne". George W. Bush rencontrera jeudi à Bratislava Vladimir Poutine. A propos de l'Ukraine, le président américain s'est félicité de la fraîche élection de Viktor Iouchtchenko, qu'il doit rencontrer mardi au siège bruxellois de l'Otan. "Alors qu'un gouvernement libre a prêté serment dans le pays et que le gouvernement du président Iouchtchenko mène des réformes vitales, l'Ukraine devrait être la bienvenue dans la famille euro-atlantique", a-t-il affirmé.Georges Bush s'est montré ferme sur le conflit au Proche Orient, assurant que "notre meilleure opportunité, et notre but immédiat, c'est la paix". "Après de nombreux faux départs, des espoirs brisés et des vies volées, un règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens est à présent à portée de main", a-t-il affirmé, en assurant que les Etats-Unis, comme cela est souhaité par la communauté internationale, mettraient la main à la pâte. "Nous sommes déterminés à ce que deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix et dans la sécurité", a-t-il ajouté devant un parterre de responsables européens, qui l'ont longuement applaudi à cette occasion.Enfin, le président américain aurait exprimé son soutien "à la primauté de l'Otan" et à un rôle politique accru pour l'organisation lors d'un entretien lundi avec le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer. Selon une source de l'Alliance. Il aurait ainsi souhaité que l'Otan, dont le sommet se tient demain, joue un "rôle politique accru", répondant aux désirs de Jaap de Hoop Scheffer qui s'exprimait plus tôt sur la BBC. Le 12 février, le chancelier allemand Gerhard Schroeder plaidait en faveur d'une réforme de l'Otan permettant de revitaliser le partenariat transatlantique.

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