L'activité d'Eurotunnel s'est tassée en 2004

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Lorsqu'à l'instar de Jean-Louis Raymond, directeur général d'Eurotunnel, un patron débute la présentation du chiffre d'affaires de son entreprise par la formule "le marché est resté difficile", on ne peut guère espérer d'envolée spectaculaire. Et de fait, c'est une baisse de 4% (à parités constantes) qu'a accusé le chiffre d'affaires de l'exploitant du tunnel sous la Manche, ressorti à 789 millions d'euros pour l'année 2004."Certes, l'augmentation continue depuis un peu plus d'un an du trafic de l'Eurostar est positive. Mais, la pression concurrentielle demeure forte et l'impact du développement des compagnies aériennes à bas coûts sur le marché se fait de plus en plus ressentir", confie le dirigeant. Et les chiffres le prouvent. Dans un marché en progression de 6%, le trafic des navettes camions a stagné. Quant aux navettes passagers, leur trafic a baissé de 8% et 12% pour les voitures et les autocars dans des marchés respectivement en repli de 6% et 4%.Eurotunnel a donc cédé du terrain. Toutefois, Jean-Louis Raymond assure que "la politique de maîtrise et de baisse des coûts se poursuit parallèlement". Autrement dit, le groupe se donne "les moyens de stabiliser ses revenus et de restaurer ses marges".Toujours est-il que le discours ne convainc qu'à moitié. Peut-être parce que le groupe ne fait pas mention de l'état d'avancement des négociations sur la restructuration de sa dette, à laquelle les administrateurs auraient donné leur feu vert vendredi (voir ci-contre). En Bourse, le titre est stable en fin de séance, à 25 centimes d'euro.

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